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Bienvenue,


ce Blog est le complément du site du syndicat Lillois de l'UFCM CGT, organisation syndicale de la Fédération CGT des cheminots qui a en charge de représenter et de défendre les intérêts des Cadres et agents de Maîtrise de la SNCF.

Vous êtes cheminot(e), agent de Maîtrise ou Cadre et vous travaillez sur Lille et environs, vous trouverez ici des informations qui vous concernent et pourrez y réagir.

 
Pour des informations réguliéres, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter
POUR SUIVRE LES NEGOCIATIONS SUR LE REGIME DE RETRAITE >>> CONSULTEZ LA PAGE en direct des négociations tripartites


 
  Monsieur le Ministre,

Les fédérations syndicales de cheminots CGT – CFDT- FO – CFTC - UNSA – CFE/CGC se sont réunies en interfédérale ce jour pour faire le point sur le processus de mobilisation engagé portant sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

La mobilisation nationale unitaire du jeudi 18 octobre 2007, de toutes les professions touchées par la réforme des régimes spéciaux de retraite, est un sérieux avertissement pour le gouvernement et les directions d’entreprises.

A la SNCF, le mouvement a été exceptionnel avec un taux de grévistes de 75,60% tous collèges confondus. Les cheminots ont ainsi porté la démarche unitaire, rassembleuse et interprofessionnelle construite par leurs organisations syndicales.

Les cheminots ont exprimé massivement leur refus de cette réforme que vous avez engagée au nom du gouvernement.

Votre courrier, adressé le 18 octobre, à l’ensemble des organisations syndicales, est à mettre à l’actif de la mobilisation. Vous vous êtes engagé à ré-ouvrir les discussions en bilatérales avec les organisations syndicales dès cette semaine.

A la fin de ces nouvelles discussions que vous engagez, nos fédérations syndicales, par souci de transparence, demandent la tenue d’une table ronde sur les régimes spéciaux avec la présence du gouvernement et des organisations syndicales.

D’autre part, nos fédérations CGT – CFDT- FO – CFTC – UNSA – CFE/CGC ne se rendront pas aux discussions que souhaite engager la direction SNCF tant que les principes généraux de la réforme n’auront pas changé.

D’ores et déjà, les fédérations syndicales CGT – CFDT- FO – CFTC –UNSA – CFE/CGC vous informent qu’elles se réuniront en interfédérale, le 31 octobre 2007, à l’issue des réunions programmées cette semaine afin d’analyser le contenu des discussions avec le gouvernement. A cette occasion, dans le cas où le gouvernement ne reverrait pas sa copie, nos fédérations en appelleraient à nouveau à la mobilisation des cheminots, y compris pour engager un mouvement de grève reconductible à la mi-novembre 2007.

Dans l’attente d’être entendu, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.

CGT - CFDT-  FO- CFTC-UNSA-CFE/CGC

Paris, le 22 Octobre 2007

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  Les Fédérations syndicales de cheminots se sont réunies ce jour pour analyser l’exceptionnelle action de grève du 18 octobre 2007 et décider des suites à lui donner.

Avec 75,56 % de grévistes, une large majorité de Cheminots Exécution, Maîtrises et Cadres de toutes fonctions a envoyé des messages clairs au gouvernement et à la direction de la SNCF :

 Message clair sur la réforme de notre régime spécial de retraite, les cheminots rejettent cette réforme. L’augmentation du pouvoir d’achat et le développement de l’emploi à statut sont étroitement liés à cette exigence.

 Message clair sur le Fret, les cheminots exigent l’arrêt de la casse de cette activité de l’entreprise au sens des infrastructures, des gares, des emplois s’y attachant. L’avenir du Fret ferroviaire, qui structure l’aménagement du territoire, le développement économique et influe sur l’environnement, doit faire l’objet d’un débat public.

Le véritable coup de semonce, adressé au gouvernement et à la direction de la SNCF le 18 octobre, doit les contraindre à apporter les réponses attendues par les cheminot(e)s.

C’est, nous le souhaitons, en ce sens que le Ministre du travail convie par la force du mouvement social les Fédérations syndicales à de nouvelles rencontres bilatérales cette semaine, afin de rediscuter de la réforme.

En amont de celles-ci, les Fédérations CGT – CFDT – FO – CFTC – SUD-Rail – UNSA – CFE/CGC – FGAAC, porteuses du rapport de force du 18 octobre, s’adressent au Ministre du travail.

 En premier lieu pour lui rappeler leur refus de cette réforme.

 En second lieu, pour lui demander d’organiser, à l’issue de ces rencontres, la tenue d’une table ronde nationale sur les régimes spéciaux avec le gouvernement et l’ensemble des organisations syndicales de cheminots.


Les organisations ont la volonté de conforter le rapport de force de manière unitaire et le plus large possible pour mettre tous les atouts du côté des cheminots pour gagner.

Dans ce cadre, nous proposons que l’ensemble des organisations syndicales des entreprises disposant d’un régime spécial se rencontrent dans les prochains jours, pour réfléchir et décider des mobilisations nécessaires.

En tout état de cause, les Fédérations de cheminots se réuniront, à nouveau, le 31 octobre 2007, à l’issue des bilatérales pour analyser la situation et les réponses du gouvernement. Si d’aventure le gouvernement refusait de revoir sa copie, il porterait la responsabilité d’un conflit plus long.

Paris, le 22 octobre 2007

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                                 ACTION DU 18 OCTOBRE 2007 :

                         UN MESSAGE FORT ET SANS AMBIGUITE

Les agents de maîtrise et les cadres de la SNCF ont contribué, de façon exceptionnelle, au succès de cette journée de mobilisation interprofessionnelle et de manifestations. Trois cheminots sur quatre, selon la direction de l’entreprise, ont cessé le travail.

 

Les agents de l’encadrement ont affirmé :

 

Ø      Le refus du projet de réforme des régimes spéciaux ;

Ø      Leur attachement au Statut ;

Ø      Le rejet d’un management dévoyé et coercitif ;

Ø      Leur attachement au rôle et aux missions de l’entreprise publique ;

Ø      Le développement de l’emploi à Statut ;

Ø      Le besoin d’augmenter le pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités ;

Ø      L’exigence d’un moratoire sur le plan Fret.

 

Le Gouvernement et la Direction de la SNCF doivent prendre au sérieux le niveau de mobilisation des cheminots, notamment celui des agents des 2ème et 3ème collèges, en répondant aux exigences exprimées. 

La Fédération CGT des cheminots et son UFCM ont proposé, dans un cadre unitaire, une journée d’action de 24 heures. Cette conception responsable de la lutte a été un facteur favorable de la mobilisation massive des agents de maîtrise et cadres. 

 

Si aucune réponse satisfaisante n’était apportée, conformément aux engagements pris, plusieurs Fédérations syndicales se réuniront lundi 22 octobre, et décideront des suites revendicatives, y compris sous d’autres formes.

L’UFCM-CGT engage les maîtrises et cadres à rester unis et mobilisés et à amplifier l’engagement de tous les cheminots.

 

 Comme l’ont fait, ce jour, de nombreux agents des 2ème et 3ème collèges, l’UFCM-CGT invite les agents de l’encadrement à la rejoindre, pour renforcer un outil syndical dynamique !
 
Montreuil, le 18 octobre 2007 à 20heures

Montreuil, le 18 octobre 2007 - 21h00
 
  Tous les observateurs se sont accordés, ces derniers jours, à pronostiquer une journée de grève forte le 18. Elle a été exceptionnelle. La démarche unitaire, rassembleuse, interprofessionnelle construite par la Fédération CGT des Cheminots a permis une mobilisation d’un niveau rarement atteint.

La Fédération CGT des Cheminots tient à féliciter les cheminots de tous les collèges et de toutes les fonctions qui ont pris part à la réussite de cette journée de grève, malgré les diverses tentatives de démobilisation de la direction, du gouvernement et de division de certaines organisations syndicales.

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  La journée d’action du 18 octobre 2007 est incontestablement un succès.

La mobilisation est exceptionnelle dans les trois secteurs principaux concernés par la réforme des régimes spéciaux de retraite : EDF-GDF, la SNCF, la RATP. La grève a été très forte, à des niveaux qui n’avaient pas été atteints depuis longtemps… 80 % de grévistes à EDF-GDF, 75 % à la SNCF, plus de 70 % à la RATP. Elle est significative dans d’autres secteurs comme les administrations financières, l’ANPE, les services publics territoriaux mais aussi plusieurs entreprises du privé (métallurgie, chimie…) sur leurs propres revendications. Beaucoup de salariés y ont vu aussi le moyen d’agir pour la sauvegarde du système de retraite solidaire, l’augmentation des salaires, la défense de l’emploi, l’amélioration des conditions de travail.
Les manifestations et rassemblements ont témoigné de cette combativité avec des participations significatives de salariés du privé : 11 000 manifestants à Bordeaux, 10 000 à Clermont Ferrand, 9 000 à Rennes, 5 000 à Tours et Limoges, 8 000 à Rouen, Toulon, Lyon, 50 000 à Marseille, 25 000 à Paris …, au total 300 000 manifestants pour 70 départements.

Les grévistes des entreprises publiques ont clairement signifié le rejet du cadrage d’ensemble de la réforme des régimes spéciaux proposé par le gouvernement. Ils ont dénoncé la campagne de culpabilisation dont ils sont victimes.

Aujourd’hui, c’est près de trois femmes sur quatre et un homme sur deux relevant de ces régimes qui n’ont pas une retraite à taux plein avec la durée actuelle de cotisations à 37,5 années. L’allongement de la durée de cotisations à 40 ans cumulée à l’application de la décote ferait perdre deux mois de retraites par an aux agents de ces régimes. « C’est travailler plus longtemps pour gagner moins » alors que la retraite moyenne pour les ouvriers et employés de ces entreprises est de 1 400 euros. Pour la Cgt, c’est inacceptable.

De même est condamnée la suppression des bonifications pour les nouveaux embauchés, c’est un élément-clé de la reconnaissance de la pénibilité et des sujétions des postes de travail à la RATP, à EDF-GDF, à la SNCF. Les salariés contestent aussi la suppression de l’indexation des retraites sur les salaires.

Le gouvernement doit prendre la mesure de la force et de la détermination qui se sont exprimées aujourd’hui. Xavier Bertrand s’annonce disposé à rencontrer les organisations syndicales. Il est clair que pour la Cgt, cette rencontre doit représenter un véritable espace de négociations, comme le souhaitent les salariés. Il faut modifier le cadre général de la réforme avant toute ouverture de négociations d’entreprises.

La Cgt appelle l’ensemble des salariés à concevoir partout les suites de la mobilisation avec le souci de conserver l’unité des professions, l’unité des organisations qui ont contribué au succès du 18 octobre.


Pour ce faire, la Cgt, avec ses fédérations concernées par la réforme des régimes spéciaux, propose, après les réunions interfédérales, une rencontre rapide de l’ensemble des organisations professionnelles, pour définir des modalités communes à la mobilisation.

Montreuil, le 18 octobre 2007
[Fédération]
"Nous ne sommes pas des privilégiés" Interview de Didier Le Reste au journal du dimanche (14/10/2007)
  Propos recueillis par Yann PHILIPPIN
Le Journal du Dimanche

Face à un Nicolas Sarkozy inflexible, Didier Le Reste joue gros. Persuadé que "le gouvernement cherche à faire mettre un genou à terre aux syndicats, comme l'a fait Margaret Thatcher en Grande-Bretagne", le leader de la CGT Cheminots menace d'engager dans les jours à venir une deuxième grève, reconductible cette fois. Il prend la défense des régimes spéciaux et espère obtenir le soutien des fonctionnaires comme des salariés du privé.



Pourquoi organiser une grève de 24 heures le 18 octobre et une deuxième éventuellement reconductible ensuite ?
Si on s'était engagés dans une grève longue du personnel roulant dès le week-end prochain, on prenait le risque de déraper vers un conflit catégoriel et de voir le mouvement s'affaiblir avec une division syndicale à la clé. Par ailleurs, certains nous auraient accusés de prendre en otage la finale de la Coupe du monde de rugby, dont la SNCF est le transporteur officiel. C'est également grâce à cette stratégie que d'autres secteurs professionnels, du public comme du privé, seront à nos côtés le 18. Les cheminots ne veulent pas s'engager dans une aventure, et ne veulent pas s'isoler trop tôt.

Mais les syndicats sont divisés.
S'il est normal que les syndicats expriment des approches différentes, je regrette que certains ne se joignent pas à nous. Notre initiative d'organiser une réunion le 22 octobre pour décider d'un nouveau mouvement a été approuvée par six fédérations sur huit, ce qui prouve que le front s'élargit. Notre responsabilité est de conserver un front syndical le plus uni et le plus large possible.

Pourquoi êtes-vous opposés à la réforme ?
Le régime spécial a été créé en 1909 pour tenir compte des contraintes de notre métier : spécificité des tâches, obligations de sécurité, continuité du service public. Nous ne sommes plus au temps de la vapeur, mais ces contraintes existent toujours. 120 000 cheminots ont des horaires atypiques ou décalés.

Votre régime est tout de même très avantageux...
Les cheminots en ont assez d'être stigmatisés comme des privilégiés. En échange de la possibilité de partir à 55 ou 50 ans, les cheminots touchent de plus petites retraites. 62 % des pensionnés de la SNCF touchent moins de 1.500 euros brut par mois. Or on nous demande de travailler plus longtemps et de toucher moins. L'introduction de la décote va se traduire par une baisse des retraites de près de 30 %. C'est inacceptable.

Pourquoi refuser des sacrifices que les autres salariés ont déjà consentis?
Cet argument est fallacieux. Je suis pour l'égalité et l'équité, mais par le haut, pas par le bas. Je souhaite que les salariés qui ont des métiers difficiles, pénibles ou dangereux puissent partir à 55 ans.

Les Français sont pourtant favorables à la réforme.
Je me méfie beaucoup des sondages. En 1995, on a parlé de grève par procuration. Or vous savez que le gouvernement prévoit une nouvelle attaque du système de retraite après les municipales de 2008. Il y a aujourd'hui une communauté d'intérêts entre ceux qui défendent les régimes spéciaux et ceux qui refusent une nouvelle remise en cause du régime général.

L'effet 1995 peut-il se reproduire ?
L'histoire ne repasse jamais les plats de la même façon. Nous sommes dans un contexte différent, avec un corps social renouvelé et une opinion publique qui a bougé. Mais tous les ingrédients sont réunis pour que les salariés s'expriment de manière très forte.

Retrouvez cette interview sur le site internet du jdd

 
  Les Fédérations Syndicales de cheminots se sont retrouvées ce jour 12 octobre, pour analyser la situation sociale dans la perspective du mouvement national unitaire de grève du 18 Octobre 2007 et des suites à y donner.


Le projet de documentation d’orientation remis aux Organisations Syndicales le 10 octobre par le Ministre du Travail dans le cadre de la réforme des régimes spéciaux de retraite a été ressenti comme une provocation supplémentaire.

Ce que le gouvernement prévoit, c’est la remise en cause des droits sociaux des cheminots actifs et retraités provoquant une baisse générale du niveau des pensions.
Les attaques contre les régimes spéciaux de retraite précèdent de nouvelles attaques contre le régime général avec une 3ème réforme des retraites prévue en 2008.

Il faudra travailler plus longtemps, cotiser plus cher, gagner moins en retraite ! Cette situation n’est pas acceptable ! D’autres solutions sont possibles !

L’égalité face à la retraite, nous sommes pour, mais par le HAUT !

Le mouvement national de grève du 18 OCTOBRE 2007 s’annonce fort à la SNCF et il se déroulera dans un contexte social interprofessionnel revendicatif.

Le gouvernement et la direction de la SNCF sont et seront encore plus, après le 18 octobre, face à leurs responsabilités.

Ils devront entendre la force des exigences qui s’exprimeront lors de cette mobilisation et leur apporter les réponses souhaitées.

D’ores et déjà, les Fédérations Syndicales de Cheminots CGT – CFDT – CFTC – UNSA – CFE/CGC - FGAAC interpellent le gouvernement et la direction SNCF pour les informer qu’elles se retrouveront lundi 22 Octobre 2007 après-midi afin d’analyser le contexte social.

Elles indiquent que si aucune réponse satisfaisante n’était apportée aux raisons de ce conflit, elles décideront d’engager un mouvement national de grève, y compris de type reconductible, avec le dépôt d’un nouveau préavis national.
La balle est dans le camp du gouvernement et de la direction SNCF !

Les Fédérations Syndicales CGT – CFDT – CFTC – UNSA – CFE/CGC – FGAAC, demandent aux cheminots de continuer à se mobiliser pour le 18 Octobre et de rester unis dans la défense de leurs revendications et de leurs droits.
Paris, le 12 octobre 2007
                >>>>>>>>
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  Préambule :
A propos du préambule de ce document la CGT tient à souligner que ces orientations sont des décisions totalement unilatérales du gouvernement.

POUR LIRE LA SUITE
                                                      >>>> voir PDF ci-joint pour le document complet

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Réforme des régimes spéciaux de retraite

 
 

 

A

près les autres Confédérations Syndicales, le Ministre du Travail, M. Xavier BERTRAND, a, à sa demande, reçu, le 27.09.2007 une délégation de la CGT à laquelle participait Didier LE RESTE, Secrétaire général de la Fédération CGT des Cheminots.

 

Le Ministre a rappelé les engagements du Président de la République à propos de la nécessaire réforme des régimes spéciaux de retraite au nom de l’égalité !

 

Xavier BERTRAND a précisé qu’à l’issue des concertations (avant la mi-octobre), il soumettrait aux organisations syndicales et aux directions des entreprises concernées un projet de décret stipulant les grands principes sur lesquels la réforme devra s’engager.

 

Il a, par ailleurs dit que cette réforme n’était pas ficelée et que nombre de questions sont sur la table des discussions avec, entre autres, la pénibilité au travail, un régime de retraite additionnel, les bonifications, le rachat des années d’études, l’amélioration de la prévoyance, l’égalité hommes/femmes, l’intégration des primes dans le calcul de la retraite…

 

Propos immédiatement démentis lors de l’intervention du Ministre à l’issue de la rencontre et par l’attitude de la direction SNCF qui demande déjà à l’encadrement d’expliquer le contenu de la réforme !

 

Le projet de réforme apparaît bel et bien ficelé. Ne resterait à discuter que les modalités de sa mise en œuvre.

 

· passage de 37,5 d’années de cotisations à 40 ans assorti d’un nouveau rendez-vous pour aller à 41 ans ! (période de neutralisation et rythme à discuter) ;

· Calcul de la retraite sur le salaire moyen des six derniers mois (maintien situation actuelle pour les cheminots) ;

· Instauration d’un système de décote fixant taux, rythme et progressivité ;

· Indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires des actifs.

 

Le Ministre a expliqué qu’il procèderait par un décret car nous touchons à des aspects réglementaires.

 

Après quoi, le gouvernement adressera une lettre de mission aux directions des entreprises pour engager les discussions avec les organisations syndicales. Cette lettre sera aussi soumise pour avis aux syndicats.

 

La CGT a redit avec force son opposition à une telle réforme. Elle a rappelé que les motivations qui ont prévalu pour la création de régimes spéciaux liées aux contraintes du Service public, demeurent.

N’en déplaise au gouvernement et au MEDEF, les régimes spéciaux gardent ainsi aujourd’hui toutes leurs raisons d’être et toute leur pertinence.

Les représentants de la CGT ont réaffirmé leur hostilité générale à l’allongement de la durée des cotisations en indiquant qu’ils ne négocieraient donc pas ce principe pour les régimes spéciaux.

Concernant l’égalité face à la retraite, la CGT y est favorable à la condition que cela se fasse dans le sens d’un progrès pour tous, à savoir l’alignement par le haut.

En matière de distorsions de traitement entre les régimes de retraites, souvent invoquées par le chef de l’État et le gouvernement pour justifier une telle réforme, la CGT a réaffirmé que les salariés n’étaient en rien responsables de cette situation qui incombait aux politiques sociales régressives mises en œuvre malgré les oppositions exprimées à plusieurs reprises par le monde du travail.

La CGT a fermement dénoncé la campagne populiste, démagogique qui consiste à présenter des salariés privilégiés par rapport à d’autres. Elle a tenu à rappeler qu’au regard du niveau des salaires et des retraites versés aux salariés concernés par les régimes spéciaux, ce n’est pas de ce côté-là qu’il faut chercher les nantis ou ceux qui partiraient en retraites avec des parachutes dorés !!

Après cette rencontre, la CGT considère que la réforme des régimes spéciaux de retraite qui doit précéder une 3ème réforme des retraites assortie de nouveaux sacrifices pour l’ensemble des assurés sociaux, participe beaucoup plus d’un affichage politique et d’une volonté de mettre au pas des secteurs professionnels jugés « sensibles » par l’UMP et le MEDEF.

Pour la CGT, la forme et le fond de cette démarche sont INACCEPTABLES !

Le Gouvernement sent que les mécontentements montent et veut gagner du temps !

Pour preuve, les débats (sans vote) prévus les 9 et 10 octobre 2007 sur la réforme des régimes spéciaux de retraite à l’Assemblée Nationale et au Sénat sont avancés aux 2 et 3 octobre !

 
L’HEURE EST À LA MOBILISATION !
 

La fédération CGT des cheminots appelle les cheminots à se rassembler, à débattre et à s’inscrire :

· dans la manifestation nationale à Paris, le samedi 13 octobre 2007 à l’appel de la FNATH, de l’ANDEVA et de la CGT portant sur la santé au travail, l’opposition aux franchises médicales, le financement de la protection sociale ;

· dans la construction du MOUVEMENT NATIONAL DE GREVE du 18 octobre 2007 pour peser sur l’évolution de l’emploi, la politique salariale, la énième réorganisation de Fret SNCF et sur la défense et l’amélioration de notre régime spécial de retraite.

Tout en déjouant pièges, manœuvres, provocations qui ne vont pas manquer dans cette période, les cheminots doivent créer un rapport de forces, un environnement revendicatif permettant de s’opposer efficacement aux mauvais coups et aptes à imposer d’autres choix.

Notre AVENIR dépend pour beaucoup

dans notre capacité d’intervention et d’action.

 
Montreuil, le 28 septembre 2007
Vendredi 28 septembre 2007
par pas62 publié dans : Communiqués de la Fédération CGT des Cheminots
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Le Parlement Européen vote le 3e paquet ferroviaire en libéralisant le trafic international de voyageur (25/09/2007)
  Ce jour, le Parlement Européen a voté les trois directives contenues dans le 3ème paquet ferroviaire.

Ces textes résultent de la procédure de conciliation entre le Conseil et le Parlement Européen. Ils se trouvent ainsi incorporés à la législation européenne. Ces textes seront publiés au Journal Officiel de l’Union Européenne dans le mois qui suit leur entrée en vigueur.

Les services internationaux de transport de voyageurs par rail seront libéralisés à partir de 2010.


Force est de constater qu’une fois encore l’idéologie de la libéralisation à tout prix a prévalu sur tout autre choix. Cette décision risque de ne pas être sans conséquence sur l’emploi, la sécurité et la qualité des services rendus aux voyageurs. D’autant qu’aucune étude sérieuse ni une évaluation pluraliste n’ont été élaborées sur les effets des libéralisations déjà effectuées.

La certification des conducteurs aura lieu dès la fin 2009, pour ceux qui assurent des trafics transfrontaliers.

Sur ce sujet de la certification des conducteurs, (dont la présente directive découle de l’accord ETF/CER de 2004), l’Agence Ferroviaire Européenne remettra à la Commission un rapport 18 mois après la date d’entrée en vigueur de cette directive.

La Commission pourra ensuite faire des propositions d’extension de la certification à d’autres personnels mobiles.

Ce dernier point constitue une avancée que l’on peut mettre au crédit de l’action syndicale d’ETF et de la CGT, c’est un point d’appui pour nos futures interventions en vue de garantir des conditions d’exercice de haut niveau pour tous les métiers du ferroviaire.

Les droits des passagers et les obligations des opérateurs, prévoient des normes et des règles pour le transport et des indemnités pour les voyageurs en cas de retard notamment.

La CGT avec ETF continueront d’agir avec tous les acteurs concernés pour imposer d’autres choix dans le ferroviaire que ceux de la concurrence et de la loi du marché en France et en Europe.
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Montreuil, le 25 septembre 2007

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