10 janvier 2013 Intervention UD NORD devant le MEDEF LILLE,Négociation sur accord « Sécurisation de l’emploi »

Publié le par pas62

10 janvier 2013

Rassemblement départemental à Lille à l’appel de la CGT

Négociation sur accord « Sécurisation de l’emploi »

 

Intervention : Martine DEBELS, Union départementale CGT du Nord

 

 

Cher(e)s camarades,

 

Le 20 décembre dernier, le Medef avait la volonté de clôturer la négociation sur la « Sécurisation de l’emploi » et certaines organisations syndicales se disaient prêtes à signer l’accord proposé par le patronat.

 

Après une première journée nationale d’action le 13 décembre, l’Union départementale avait appelé à une nouvelle mobilisation le 20 décembre pour exiger qu’aucune organisation syndicale ne signe cet accord.

 

Les actions organisées par la CGT ont contribué sans aucun doute à ce que le 20 décembre au soir aucune organisation syndicale n’ait signé l’accord.

 

Pour autant, la négociation se poursuit aujourd’hui et demain… et notre objectif reste inchangé…

 

C’est pourquoi nous nous retrouvons à nouveau mobiliser dans le cadre d’une journée nationale d’action à l’appel de la CGT.

 

L’accord sur la « Sécurisation de l’emploi » proposé par le patronat représente une attaque sans précédent contre les droits des salariés. Signer cet accord reviendrait à livrer les salariés pieds et poings liés, au patronat.

 

Au travers de cet accord, le Medef exige toujours plus de flexibilité avec la destruction du CDI, le droit de licencier sans motif et impunément, la généralisation des accords compétitivité-emploi, la limitation des possibilités de recours en justice contre les licenciements, la réduction des délais de prescription ou encore le plafonnement des dommages et intérêts…

 

 

C’est une révolution dans le Code du travail qui se prépare. Les conséquences, si cet accord était signé, seraient gravissimes pour les salariés.

 

Après avoir touché 20 milliards d’aides publiques, le Medef en veut plus : licencier plus vite, plus facilement, moins cher et sans contrôle.

 

Pas question pour la CGT de laisser faire même si certaines organisations syndicales trouveront, comme d’habitude, les meilleurs prétextes pour s’allier au patronat en signant cet accord.

 

L’avertissement est clair : si cet accord venait à être signé, la CGT poursuivra avec détermination la bataille pour empêcher que le texte sur la « sécurisation de l’emploi » ait une traduction législative.

 

Quelle que soit l’issue de ces négociations, le gouvernement doit pendre ses responsabilités et légiférer dans le sens des intérêts des salariés.

 

Face à l’urgence sociale, à la précarité galopante, à l’explosion du chômage, il faut des garanties nouvelles pour les salariés, des emplois stables et bien rémunérés, des droits nouveaux d’intervention sur la stratégie des entreprises, un parcours professionnel sécurisé, une protection sociale de haut niveau…

 

Aujourd’hui, les plus fortes entrées au chômage concernent les salariés en contrat à durée déterminée. Elles montrent, si besoin en était, que la flexibilité et la précarité dans notre pays sont un véritable fléau qu’il nous faut combattre.

 

Cette augmentation du nombre de demandeurs d’emploi montre que l’argent public dont bénéficient les entreprises ne fait que renforcer le chômage.

 

Vouloir combattre le chômage nécessite de mener une véritable politique de l’emploi. Il faut conditionner les aides publiques, interdire les licenciements dans les entreprises et les groupes qui font des bénéfices, encadrer les ruptures conventionnelles, relancer la consommation par une revalorisation du pouvoir d’achat…

L’accord sur la « sécurisation de l’emploi » qui est négocié en ce moment va totalement dans le sens contraire. Le patronat veut imposer, avec l’aval de certaines organisations syndicales, un accord sur la sécurisation des licenciements.

 

La précarité, la flexibilité, le chômage, les bas salaires, les pensions de misère : nous le réaffirmons haut et fort = ça suffit !

 

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui pour sortir de la crise, ce n’est pas de plus d’austérité et de rigueur qui ne font qu’aggraver le chômage et la misère…

 

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui et en urgence, c’est d’une autre répartition des richesses créées.

 

Le gouvernement doit répondre sans attendre aux revendications des salariés, des privés d’emploi, des retraités… et arrêter d’enrichir les actionnaires et les plus riches.

 

Nous avons assez attendu… 2013 doit être une année de luttes et de fortes mobilisations pour exiger une politique de progrès social.

 

La CGT, forte du mandat des salariés pour améliorer leurs conditions de vie et de travail, porte des propositions concrètes. Cette démarche a été légitimée par les salariés notamment au travers des résultats des élections dans les TPE qui portent la CGT à près de 30 % et à plus de dix points de la seconde organisation, la Cfdt.

 

Dans notre région, la CGT recueille 32,38 % laissant derrière elle à plus de 13 % Force Ouvrière et 14 % la Cfdt.

 

Chers camarades… Plus que jamais, nous devons poursuivre le combat… Nous devons construire avec les salariés, les privés d’emploi, les retraités un véritable rapport de force…

 

Parce que c’est tous ensemble que nous serons plus forts… Parce que c’est tous ensemble, dans la lutte, que nous pourrons gagner !

 

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