Tout le monde connaît la devise de Sarkozy : « travailler plus pour gagner plus ! »
A la SNCF, certaine Direction, toujours à la pointe de l’utilisation que lui donne le « libéralisme »
de notre gouvernement, avait décidé unilatéralement de réduire de 20’ le temps de pause de
certains cheminots travaillant dans un centre ligne-direct, et cela, bien évidemment, sans
prendre en compte l’avis du CHSCT.
Cette initiative de la Direction, au-delà de la forte dégradation des conditions de travail de ces
cheminots, dégageait au passage une augmentation de la durée du travail de 66 heures/an et
par agent. Voilà ce qui s’appelle « travailler plus sans gagner plus ! », car bien évidemment
cela se faisait sans contre partie financière.
C’était sans compter sur le secrétaire CGT du CHSCT qui alertant le Tribunal de Grande
Instance a estimé que l’impact d’un tel projet sur la santé mentale et physique des cheminots
méritait d’être sérieusement examiné.
Le TGI a tranché : la SNCF ne pourra pas réduire un temps de pause destiné à alléger le
travail sur écran.
La Direction serait bien inspirée de prendre un peu plus au sérieux les avis des CHSCT, en ces
temps de fortes restructurations, qui selon le bilan des médecins du travail de notre région,
fragilise grandement la santé physique et morale des Cheminotes et des Cheminots.
La Direction ne pourra continuellement presser le citron en évoquant la concurrence alors que
par ailleurs les bénéfices n’ont jamais été aussi importants, mais les salaires aussi bas et les
conditions de travail aussi dégradées pour les salariés (pas pour les patrons !).
Ensemble, il nous faut réagir face à ce gouvernement avide de casse d’acquis sociaux et
d’une Direction SNCF relayant cette frénésie de libéralisme et de casse des Services Publics.
Lille le 29 Juillet 2009
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