
Comité de suivi accord formation du 23/11/06
Déclaration de la délégation CGT
Nouvel examen d’accès à la qualification E et + : Constats et propositions sur la 1ère Partie. Un dispositif de progrès que l’on doit améliorer Notre fédération a réuni un panel de délégués de commission, de candidats, de collègues ayant participé aux diverses opérations tournant autour des épreuves et de leur organisation, elle nous a permis de recouper les informations, d’établir des constats et de formuler des propositions pour améliorer l’examen et son organisation.
Vous le savez, la CGT, signataire de l’accord est animée par l’intérêt général qui consiste sur le sujet, à regarder sans tabou la situation présente, à analyser les causes structurelles et ponctuelles des dysfonctionnements afin de proposer des solutions de nature à ce que l’entreprise et son personnel y trouvent de véritables progrès.
Tout d’abord, nous nous félicitons du succès de la nouvelle formule en terme d’inscription, chacun y a travaillé à sa mesure. Ceci étant dit et concernant les validations, les résultats d’une région à l’autre, d’un type d’examen à l’autre sont extrêmement variables.
On va du très préoccupant comme au mouvement et à TAD RH ce qui posent avec force d’autres problèmes concernant les niveaux de formation initiale et continue ainsi que la question des habilitations, à des résultats que l’on pourrait trouver satisfaisant de prime abord. En terme de réussite globale nous devrions accoster semble-t-il autour des 17 %.
Même dans cette hypothèse cela pose le problème de la charge de travail des centres de formation et de l’organisation des cours tant pour les services que pour les agents reçus.
Autre problème, celui de la poursuite des épreuves pour les autres agents inscrits cette année, dans le cas ou leur région n’ouvrirait pas d’examen l’an prochain voire les années suivantes, en effet, le nombre de candidats ayant au moins 1 épreuve dépasse largement les 50% ce dont il faut, par ailleurs, se féliciter.
Enfin un souci préoccupant, celui de la préparation, du déroulement des épreuves et des Comités Régionaux de validation (CRV).
Concernant la préparation, une très grande différence dans la qualité, a abouti à ce que, in fine, les candidats n’aient pas eu les mêmes chances suivant qu’ils aient eu à passer les épreuves ici ou là. Nous pouvons vous dire que des épreuves se sont déroulées sans délégué, avec des candidats désorientés, des examinateurs pas au courant des nouvelles modalités, sans aucune expérience et sans repère de notation.
Vous conviendrez que cela fait beaucoup, même si ces situations sont heureusement minoritaires elles ont été trop nombreuses, le constat est extrêmement préoccupant et surtout cela a été fatal à nombre de candidats et source de malaise et de frustration chez beaucoup de collègues examinateurs. Concernant les relevés de notes, alors que nombre de délégués avaient pointé des dysfonctionnements, ils n’ont pu les traduire par écrit car le relevé de notes ne le permet plus, c’est une vrai lacune sur laquelle il faudra travailler, cela abouti aujourd’hui à un contournement réel du rôle du délégué de commission.
Le rôle et le fonctionnement du CRV posent problèmes, c’est quasi une chambre d’enregistrement des validation des PR « épreuves » enlevant ainsi toute possibilité d’examiner des cas de candidats en positions particulières et qui pouvaient faire, à juste titre, l’objet de discussions avant décision les concernant, nous avons ainsi assisté à de drôles de paradoxes sans pouvoir agir.
Par ailleurs, certains candidats ont présenté des dossiers VAP en ayant peu d’expérience professionnelle, outre le fait que beaucoup de ces derniers aient subit un échec, cela pose la question de l’initiation des dossiers, du suivi et de la validation hiérarchique.
En outre, des CRV ont examiné des VAP de façon pour le moins originale, avec ici ou là de véritable épreuve finale ou de soutenance de mémoire (des cas à 45mn, voire à plus d’une heure ne sont pas rare). Ainsi, des professionnels chevronnés et reconnus ont été déstabilisés et non validé.
Cet état de fait bafoue ainsi l’équité et l’égalité entre candidats ainsi que l’esprit même de la validation par VAP élaboré dans le cadre du nouveau dispositif.
Au sujet de la promotion auprès des services régionaux des modalités originales et novatrices du nouveau dispositif et de son application pratique, les craintes formulées par les OS et notamment la CGT sont aujourd’hui révélées par les mises en oeuvre sur le terrain. Le constat est sans appel quant au niveau de l’engagement de la SNCF en la matière.
Il nous faut absolument corriger le tir.
Dans cette optique constructive, nous avons des propositions à vous faire pour faire progresser la première partie du dispositif dans le bon sens : Elaborer, puis diffuser avec formation des guides et nous sommes volontaire pour participer à leur construction, à l’usage des collègues chargés de la préparation, de l’organisation des épreuves, de la mise en place et de la formation d’examinateurs, des participants aux CRV et jury d’une part et, d’autres part, à destination des candidats et des délégués de commission. Cela devrait permettre plus d’équité pour les candidats et un bon niveau de cohésion, de cohérence au niveau des interrogations, cotations, des notes et des validations.
Permettre aux candidats de poursuivre l’acquisition des PR même si les régions dans lesquelles ils se sont inscrits n’ouvrent pas d’examen une ou plusieurs années.
Ne pas autoriser que notateurs et candidats soient de la même région afin d’éviter tout problème lié au relationnel.
Le rôle des délégués de commission doit être revu, c’est incontournable si l’on veut éviter un certain nombre de problèmes, c’est pourquoi nous vous demandons les modifications suivantes : La possibilité de faire des observations et requêtes sur les relevés de notes en participant à ces dernières.
Les supports d’épreuves, les barèmes de notation doivent être systématiquement fournis aux délégués pour qu’ils puissent mettre en œuvre leurs prérogatives avec les outils de comparaison et de mesure. Que les candidats ayant obtenu des notes de 8 et 9 à la PR1, 10 et 11 à la PR2 et PR3 et ayant validés les 2 autres PR voient leurs dossiers examinés en CRV.
Concernant la VAP, le CRV ne doit pas procéder à un questionnement qui s’apparenterait à une nouvelle épreuve (environ 15/20mn).
Enfin, nous demandons que le CRV examine les requêtes des agents se sentant lésés et ayant argumenté leurs requêtes auprès du service et/ou du délégué de commission.
D’ores et déjà, il y a des soucis à ce sujet. Nous vous demandons que les litiges soient examinés le plus rapidement possible en région pour que, le cas échéant, les candidats puissent intégrer la formation et/ou valident des PR.
En résumé, concernant la 1ère partie, nous réaffirmons que si nature et superstructure du nouveau dispositif vont dans le bon sens, il nous faut cependant résoudre les défauts de fabrication révélés par la mise en application et qui sont liés à toute nouveauté.
Vous l’avez compris, la CGT est prête à s’impliquer pour faire évoluer ce nouvel examen afin qu’il puisse remplir totalement son rôle.
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