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ce Blog est le complément du site du syndicat Lillois de l'UFCM CGT, organisation syndicale de la Fédération CGT des cheminots qui a en charge de représenter et de défendre les intérêts des Cadres et agents de Maîtrise de la SNCF.

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La Cgt appelle l’ensemble des salariés, chômeurs et retraités à manifester leur présence et faire entendre leur voix par leur mobilisation et leur adhésion, conditions plus que jamais indispensables pour garantir le progrès social

Le deuxième tour des élections législatives 2007 clôt un cycle d’échéances politiques avec l’installation d’une majorité de députés de droite à l’Assemblée Nationale.

Le niveau de participation pour ces élections a été moindre que pour l’élection présidentielle.

 Cela s’explique, en partie, par le sentiment que c’est l’élection du chef de l’Etat qui apparaît désormais primordiale dans le fonctionnement des institutions.

 La Cgt estime nécessaire qu’une réflexion s’engage pour une plus juste représentation démocratique à l’Assemblée Nationale.

 Si les citoyens ont indiqué une forte volonté de sortir d’une société bloquée à maints égards, ces élections – dont celle de Nicolas SARKOZY – n’ont pas mis un terme à la définition des réformes à entreprendre, en témoignent les inflexions dans les comportements électoraux au fil des scrutins.

 De très nombreux salariés ont exprimé leurs désaccords avec plusieurs orientations ou décisions récentes du gouvernement qui ne correspondent pas aux attentes.

C’est le cas du projet de loi sur les heures supplémentaires, l’absence de revalorisation du SMIC et de l’ensemble des salaires, les perspectives d’instaurer une TVA dite sociale ou des franchises pour les actes médicaux.

La Cgt rappelle son extrême vigilance sur la future loi concernant le service minimum dans les transports, susceptible d’être votée en juillet.

Les préoccupations sociales sont jugées prioritaires par les salariés, leurs réponses nécessitent concertation et négociation avec les représentants syndicaux

La Cgt met en garde la majorité parlementaire et le gouvernement qui en est issu contre l’erreur qu’ils commettraient en relayant systématiquement les seules revendications patronales.

 Dans cette nouvelle période, la Cgt a l’ambition d’intervenir dans tous les lieux lui permettant de faire avancer les revendications des salariés.

Elle s’efforcera de rassembler les salariés et leurs syndicats dans des démarches unitaires pour porter des propositions.

La Cgt appelle l’ensemble des salariés, chômeurs et retraités à manifester leur présence et faire entendre leur voix par leur mobilisation et leur adhésion, conditions plus que jamais indispensables pour garantir le progrès social.
Lundi 18 juin 2007
par pas62 publié dans : Elections 2007
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A l’applaudimètre patronal, c’est clair, l’élection de Nicolas Sarkozy est saluée comme une victoire. Concernant, le Medef qui avait adoubé le candidat lors de sa dernière université d’été en 2006, c’est même une consécration.



On se souvient combien Laurence était à « tu et à toi » avec Nicolas. Comme quoi, les histoires d’amour ne finissent pas toujours en eau de boudin… La présidente du Medef, Laurence Parisot, a ouvert le bal des félicitations, en adressant dès dimanche soir un télégramme de félicitations à Nicolas Sarkozy, qu'elle connaît bien et tutoie, pas seulement en privé.

Si elles ne soutenaient officiellement aucun candidat à la présidentielle, les organisations patronales n'avaient pas dissimulé que le programme économique de Sarkozy leur apparaissait plus conforme à leurs souhaits que les propositions de la candidate socialiste Ségolène Royal, jugées « vagues » au Medef. Saluant une « très nette victoire », elle a adressé à Nicolas Sarkozy et à son futur gouvernement ses « vœux de réussite pour que notre pays retrouve le chemin d'une croissance forte et pérenne au service du plein emploi et du désendettement ». « Nous nous engageons à contribuer avec responsabilité et enthousiasme à l'écriture de la nouvelle page qui s'ouvre pour la France », a-t-elle conclu.

C’est là qu’il faut s’inquiéter… Une nouvelle page pour l’une, la rupture pour l’autre… tout ça ne sent évidemment pas très bon pour les droits sociaux et les intérêts des salariés. D’autant que les amis de Sarkozy n’ont pas le triomphe modeste. Ainsi, son éminence grise et directeur de campagne, Claude Guéant verrait-il « mal que les syndicats puissent aller contre l'avis du peuple français », car ils « ne représentent que 8 % des salariés alors que ce sont 85% des Français qui se sont exprimés dimanche dernier ». Une manière de contester la représentativité et la légitimité syndicale… A quoi, la secrétaire de la CGT Maryse Dumas a répliqué que « la légitimité syndicale et sociale n'est pas contestable dans ce pays. Bien qu'étant insuffisant, le nombre de syndiqués, par exemple à la CGT qui compte 700 000 syndiqués actuellement, est supérieur au nombre d'adhérents de tous les partis politique confondus ». De plus, lorsque des élections professionnelles sont organisées, les salariés y participent massivement, avec des taux de participation frisant parfois 90 %. Il ne faudrait pas s’attendre à ce que les organisations syndicales, dont on a remarqué qu’elles n’avaient fait campagne pour aucun candidat, restent l’arme au pied devant des attaques frontales et brutales.

Élu grâce à une magnifique OPA sur les voix frontistes et avec l’onction patronale, Nicolas Sarkozy ne peut espérer donner des gages à ses soutiens sans déchaîner une colère sociale qui quoi qu’il en dise, reste légitime et salutaire. Mais ce dernier n’aime pas la rue. Sa volonté de liquider l’héritage de mai 68 doit être regardée d’abord comme la volonté d’effacer la dernière grande déculottée du patronat.
Mardi 15 mai 2007
par pas62 publié dans : Elections 2007
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L’importance de la participation à l’élection présidentielle manifeste le très vif intérêt que les français portent à la politique. La citoyenneté compte parmi les valeurs fondamentales de notre pays. La CGT s’en félicite et respecte le résultat du suffrage universel.

Les électrices et électeurs auront l’occasion de s’exprimer lors des prochaines élections législatives des 10 et 17 juin prochains.

Nicolas SARKOZY est élu Président de la République. Les organisations patronales, MEDEF et CGPME, s’en réjouissent d’ores et déjà et offrent leur concours à la mise en œuvre rapide des réformes qu’elles préconisent. Cela confirme la validité de l’alerte adressée aux salariés par la CGT.

         Dans ce contexte, les salariés ont besoin d’une CGT remplissant   pleinement son rôle d’organisation syndicale et portant les revendications partout où elles sont en jeu.

La campagne a témoigné d’une forte attente de changement, tant dans la société que dans le travail. La CGT estime que l’élection confirme la vigueur de ces attentes. Il est légitime qu’elles continuent de s’exprimer au travers d’actions revendicatives, dans les entreprises, les branches, les territoires.

En matière de revalorisation du travail et des salaires, de plein emploi et de politique industrielle, de développement des services publics, de sécurité de l’emploi et des contrats de travail, la CGT se donne pour objectif de consulter et rassembler les salariés pour obtenir des résultats concrets et positifs, vis-à-vis des directions d’entreprises, du patronat, des pouvoirs publics.

La démocratie ne se réduit pas à l’expression citoyenne à l’occasion d’une élection. Elle implique que les grandes décisions économiques et sociales soient soumises à concertation et négociation.

Ainsi la démocratie sociale doit tenir toute sa place, avec une légitimité reconnue, appuyée sur le droit et les libertés syndicales. La CGT y veillera.

La CGT s’adressera, dans les prochains jours, à l’ensemble des salariés, chômeurs et retraités. L’unité des syndicats et la progression du nombre de syndiqués sont des enjeux déterminants.

La CGT appelle les salariés à se syndiquer afin de renforcer l’action collective au service de leurs aspirations.


Montreuil, le 7 mai 2007
Mardi 8 mai 2007
par pas62 publié dans : Elections 2007
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A la veille du second tour des élections présidentielles, il nous a semblé opportun de vous communiquer cet article paru dans le journal l’Humanité dernièrement, nous pensons qu’il pourra peut-être encore influencer les derniers cheminots (et leur famille) qui seraient tentés de voter pour quelqu’un qui semble t il ne nous veut pas que du bien ! !

Nicolas Sarkozy s’en est pris de manière très agressive, à la CGT, et en particulier à la fédération des cheminots. Que vous inspirent ces attaques ?
Didier le Reste. CGT : « La même politique que Margaret Thatcher » ! Il est lucide sur l’appréciation que nous portons sur sa politique. La CGT cheminots n’a de cesse de combattre les politiques libérales et ultralibérales conduites aux plans national et européen sous l’impulsion des gouvernements de droite. Le candidat UMP incarne cette droite ultralibérale, déterminée à appliquer le programme du patronat, qui vote à 96 % pour lui.

Comment réagissez-vous face à sa détermination sur le service minimum ?
Didier Le Reste. CGT : Il ne s’agit pas, dans la conception de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, d’améliorer les conditions de transports des usagers. Il n’y a pas besoin de mouvements de grève à la SNCF. Au quotidien, des trains sont supprimés, en panne ou en retard du fait de l’insuffisance de moyens financiers, humains et matériels. Le service minimum, un concept patronal, vise, en fait, à remettre en cause de droit de grève.

Dans le même esprit, Nicolas Sarkozy veut s’attaquer à la représentativité syndicale dans les entreprises.
 Le but : retirer à ceux qui peuvent encore y avoir recours le droit de grève comme possibilité d’expression démocratique.
Si Sarkozy indique que c’est là l’une de ses priorités s’il est élu, c’est parce qu’il 
y voit un moyen d’affaiblir globalement le mouvement social. Pour ouvrir la voie à des réformes régressives.
C’est cette politique qu’a conduite Margaret Thatcher dans les années quatre-vingt au Royaume-uni.Avant de s’attaquer aux dockers, aux mineurs, de privatiser les chemins de fer, elle a d’abord démantelé le droit syndical et le droit de grève.

Pour annihiler toute possibilité de résistance des salariés. Nicolas Sarkozy représente un danger non seulement pour le progrès social, mais aussi pour les libertés individuelles et collectives.

 Le candidat de l’UMP présente les régimes spéciaux de retraite comme un privilège…

Didier le Reste. CGT : Dire aux petites gens, qui ont des petites retraites, que l’on va revaloriser leurs pensions en alignant les régimes spéciaux sur le régime général relève de l’escroquerie intellectuelle. D’abord parce que les régimes spéciaux concernent moins de 5 % des retraités. A entendre Sarkozy on croirait que les cheminots retraités paient l’ISF. La vérité, c’est que 62 % d’entre eux touchent moins de 1 500 euros brut par mois. En outre, les p
restations attachées au départ en retraite à 50 ou 55 ans sont financées par les cheminots, par le biais de cotisations salariales et patronales de 12 % plus élevées que celles du régime général. Si l’Etat actionnaire s’acquitte d’une contribution d’équilibre, c’est en compensation du déséquilibre démographique induit par des politiques publiques : 85 000 suppressions d’emplois, 1985 et 1997, 16 000 depuis 2002.

Le candidat de l’UMP a l’air d’estimer qu’une fois élu sa légitimité démocratique le dispenserait de toute à l’égard des syndicats et mouvements sociaux.


 Didier Le Reste. CGT : La CGT notamment à la SNCF, est légitime.
Nous sommes majoritaires, avec des représentants élus par les salariés. Nous sommes toujours dans un pays démocratique, avec des droits et des devoirs. Lorsqu’une politique économique et sociale va à l’encontre des intérêts des salariés, il est de notre responsabilité d’organisation syndicale de créer les conditions de mobilisation pour s’y opposer.

Quel que soit le résultat du second tour, la CGT continuera de défendre le service public et les conditions sociales qui s’y attachent.                    
Jeudi 3 mai 2007
par pas62 publié dans : Elections 2007
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 Déclaration du bureau confédéral de la Cgt au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle du 22 avril 2007.

 Le premier tour de l’élection présidentielle du 22 avril 2007 est d’abord marqué par une forte augmentation de la participation des électeurs, inscrits plus nombreux sur les listes électorales.

 Dans un contexte d’insatisfaction sociale très large, qui s’est manifestée par de nombreuses mobilisations syndicales, ce vote révèle une aspiration grandissante des salariés, des chômeurs et des retraités à intervenir sur les choix qui conditionnent l’avenir de chacune et de chacun, l’avenir de la société française.

Cette vitalité démocratique est porteuse d’espoir.

 La Cgt y a contribué. Le recul, en pourcentage et en nombre de voix, de Jean-Marie Le Pen est positif.

Cependant, la Cgt est préoccupée par la reprise et la banalisation de ses thèses dans d’autres discours politiques. Le climat social qui prévaut dans cette campagne électorale n’est pas une surprise.

 La Cgt n’a cessé, ces dernières années, d’agir contre les mesures gouvernementales précarisant l’emploi (CPE, CNE…), creusant les inégalités sociales, portant atteinte au pouvoir d’achat et affectant les libertés démocratiques.

 Après le premier tour des élections présidentielles, le sens et les contenus des politiques qui seront mises en œuvre demeurent incertains.

 A cette étape, la Cgt alerte à nouveau les salariés sur le risque qu’à l’issue des élections, s’installe un gouvernement totalement acquis à une vision ultralibérale de la société et de l’économie dont les salariés et leurs libertés seraient les victimes.

Les positions et les ambitions du Medef s’en trouveraient grandement renforcées. Il y a danger que des attaques de grande ampleur soient menées contre le syndicalisme en tant que moyen d’intervention et de défense des salariés.

 Ce n’est pas de mise en concurrence ni de plus d’individualisme dont a besoin la société, mais de plus de solidarité et de plus de justice sociale.

 En tant que syndicat agissant pour la conquête du progrès social en France, en Europe et partout dans le monde , dans une démarche indépendante vis-à-vis des gouvernements, des partis politiques et des directions d’entreprises, la Cgt est résolument opposée à toute restriction des libertés syndicales et du droit constitutionnel de grève.

 A l’évidence, une large majorité de citoyens aspirent à de profonds changements dans l’orientation de la politique économique et sociale du pays.

Dans les domaines de l’emploi, du pouvoir d’achat, des conditions de travail, des droits à la retraite comme pour l’accès aux droits fondamentaux en matière de santé, de logement, de transport, d’énergie, d’éducation, de culture… des réformes visant le plein emploi, le progrès social et la démocratie sociale sont nécessaires et possibles.

Les candidats encore en lice doivent répondre à ces exigences.Les citoyens peuvent peser dans ce débat.

La Cgt appelle les salariés :
 * à se saisir du 1er Mai et à se mobiliser très nombreux pour en faire une grande journée d’expression des revendications sociales ;
 * à gagner l’unité syndicale la plus large et à assurer le succès des 218 rassemblements et manifestations organisés dans tous les départements ;
 * à participer massivement au second tour des présidentielles.
 
Mercredi 25 avril 2007
par pas62 publié dans : Elections 2007
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 Elections présidentielle et législative

Les prochaines élections, présidentielles puis législatives, sont des moments importants pour l’expression démocratique des citoyens. A plusieurs reprises, ouvriers, employés ou cadres, les jeunes comme les retraités ont fait la démonstration qu’il fallait compter avec leur intervention.

 Ce fut le cas à l’occasion de précédentes consultations politiques (élections régionales, référendum sur le traité constitutionnel européen) ou lors de mobilisations syndicales locales ou nationales (contre la réforme des retraites en 2003, la journée de travail gratuit de la Pentecôte, la victoire contre le CPE en 2006).

En ce moment même, de nombreuses mobilisations syndicales, souvent unitaires, visent à obtenir des augmentations de salaires, à empêcher des restructurations, des licenciements qui frappent des dizaines de milliers de salariés dans les grandes ou petites entreprises. Ces mobilisations doivent se poursuivre et s’amplifier.
Elles contribuent à ce que les revendications sociales soient au cœur du débat politique.

L’Insécurité sociale mine la société française.

Elle est d’abord la conséquence de choix économiques et sociaux, mis en œuvre depuis trop d’années. Ces choix, amplifiés ces dernières années, ont favorisé le chômage et la précarité dans l’emploi, la baisse du pouvoir d’achat des actifs comme des retraités, un déclin de l’industrie, des services publics. Ils ont mis en cause la cohésion sociale et les capacités à répondre aux besoins sociaux. La France s’illustre aujourd’hui par 7 millions de pauvres dont 3,2 millions de travailleurs pauvres, par une crise du logement social, des quartiers ghettoïsés, un recul de la protection sociale, un accroissement de la souffrance au travail et de nombreuses discriminations…


Dans la même période, les profits des grands groupes et la rémunération des actionnaires ont largement progressé au détriment du sort fait aux femmes et aux hommes dans la société et l’entreprise.

C’est cette situation qu’il faut changer.

C’est la raison pour laquelle il est essentiel, pour la CGT, que la campagne électorale soit l’occasion d’une clarification des projets politiques dans les domaines économiques et sociaux.

 Depuis l’élection présidentielle de 2002, les thèses véhiculées par l’extrême droite sont banalisées dans certains discours politiques.
 En désignant des boucs émissaires, français ou immigrés, il s’agit en fait de masquer qu’une part importante des richesses produites est captée au détriment des salariés, de l’investissement utile et des politiques publiques. Ces idées sont contraires aux intérêts des salariés, aux valeurs du syndicalisme.

La CGT les combat, qu’elles viennent de l’extrême droite ou de tout candidat tenté de les relayer.

La CGT alerte sur la volonté du Medef de parvenir, à l’issue des élections, à l’instauration d’un gouvernement totalement acquis à sa vision ultralibérale de la société et de l’économie dont les salariés et leurs libertés seraient les victimes.

 Les intentions déclarées de plusieurs candidats de s’attaquer au droit constitutionnel de grève dans les entreprises, les administrations et les universités, ainsi qu’à la représentation syndicale, ne relèvent pas du simple débat public. Cela annonce un pouvoir brutal à l’égard de tous ceux qui n’accepteront pas une nouvelle phase dans la mise en pièces du Code du travail, des droits sociaux et des libertés fondamentales.

La CGT ne se résout pas à cette perspective.

Elle agit pour la justice sociale, pour une société solidaire où la place du travail est revalorisée par la reconnaissance des qualifications et d’un SMIC à 1500 euros bruts tout de suite, où les salariés et leurs représentants se verront reconnaître de nouveaux droits d’intervention pour peser sur les choix de gestion dans les secteurs public et privé.

 Une société où le salarié n’est pas menacé d’être jeté comme un kleenex.

 C’est le sens du combat de la CGT pour de nouvelles conquêtes économiques et sociales, pour un nouveau statut du travail salarié dont la « sécurité sociale professionnelle », véritable alternative aux licenciements. Dans les domaines de l’emploi, des conditions de travail, des droits à la retraite comme pour l’accès aux droits fondamentaux en matière de santé, de logement, de transport, d’énergie, d’éducation, de culture… des réformes sont nécessaires et possibles.

La CGT a de nombreuses propositions.

Elles doivent faire l’objet de réelles négociations. Pour ce faire, il est urgent d’instaurer de nouvelles règles de représentativité syndicale et le principe de l’accord majoritaire dans les négociations.
 Les salariés ont un urgent besoin de nouveaux droits sociaux et d’un profond renouvellement de la démocratie sociale et culturelle.
Les salariés et la jeunesse, qui aspirent au progrès social, n’ont pas à accepter les campagnes de culpabilisation de la part des plus fortunés. Ils sont en droit d’attendre une plus juste répartition des richesses et une fiscalité en faveur des revenus du travail, une réorientation de l’utilisation de l’argent public, une réelle ambition sociale dans la construction européenne. Le développement de la recherche, la modernisation des services publics, la promotion du développement durable, la préservation de l’environnement, la paix sont possibles. La France doit les promouvoir.

C’est dans cet esprit que la CGT agit en coopération avec les syndicalistes en Europe et dans le monde.

Elle intervient sur les enjeux à partir de ses prérogatives de syndicat, de son expérience et de son engagement dans les mobilisations des salariés du public et du privé, pour faire avancer les revendications en France et au plan international.

 
La CGT en tant qu’organisation syndicale indépendante des partis, comme du patronat et du gouvernement, n’a pas à donner de consigne de vote pour ces scrutins.

Les salariés, actifs, retraités ou privés d’emploi, représentent une majorité du corps électoral. Ils ont le plus grand intérêt à intervenir dans les débats et les choix concernant leur avenir.

 Malgré, parfois, le scepticisme et les déceptions, il ne faut pas laisser au monde des affaires le soin de s’occuper des affaires du monde. Les élections doivent permettre à chaque citoyen de prendre la parole.

 La CGT engage les salariés à investir le terrain de la réflexion, de la participation aux échéances politiques et de l’action syndicale.

Elle appelle les salariés à se syndiquer plus nombreux pour être en capacité d’assurer eux-mêmes la défense de leurs propres revendications, en toutes circonstances.


 
Texte adopté à l’unanimité de la Commission exécutive confédérale de la CGT
Jeudi 22 mars 2007
par pas62 publié dans : Elections 2007
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