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ce Blog est le complément du site du syndicat Lillois de l'UFCM CGT, organisation syndicale de la Fédération CGT des cheminots qui a en charge de représenter et de défendre les intérêts des Cadres et agents de Maîtrise de la SNCF.

Vous êtes cheminot(e), agent de Maîtrise ou Cadre et vous travaillez sur Lille et environs, vous trouverez ici des informations qui vous concernent et pourrez y réagir.

 
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La CGT signe

les deux accords sociaux

pour les cheminots

de la caisse de prévoyance

et de retraite
 
 

Après la parution des décrets instituant la Caisse de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF, la Fédération CGT des cheminots a signé les deux textes applicables au personnel cheminot en place :

Le 1er texte porte sur les conditions sociales de la mise en place de la nouvelle caisse. Il fixe les conditions de la mise à disposition des cheminots dans celle-ci.

Le 2e texte porte sur le régime de travail et sur les us et coutumes applicables au personnel mis à disposition.

Chacun peut mesurer que ces deux textes sont forcément indissociables. Prétendre le contraire ne serait que pure démagogie.

 
 Rappel de la démarche de la CGT

Zone de Texte: Rappel
de la
démarche
de la CGTLa mise en place de nouvelles normes comptables inter- nationales s’imposent à la SNCF depuis le 1er janvier 2007. Toutes les organisations syndicales en ont convenu durant les discussions du 1er trimestre 2007, particuliè-rement lors de la table ronde du 5 juin 2007.

 

Ces normes s’appliquent à l’ensemble des activités de la SNCF. Pour exemple, elles ont imposé le provisionnement de la somme de 660 millions d’euros pour “dépréciation d’actifs” dans l’activité fret.

 

Rappelons que les organisations syndicales n’ont pas demandé l’application de ces normes comptables qu’elles ont par ailleurs condamnées. Leur mise en œuvre demeure une responsabilité du gouvernement et de la direction SNCF.

 

Concernant le régime spécial de protection sociale des cheminots, le fait que les prestations soient “directement” servies par la SNCF (via l’établissement des CPR), les normes imposaient le provisionnement de 114 milliards d’euros.

 
Rappel du contexte

En donnant la “personnalité morale” à la caisse, c'est-à-dire en changeant le statut juridique sans changer le mode de financement et les prestations du régime spécial, il n’y a plus d’obligation du provisionnement.

 

Au lendemain de la puissante manifestation du 8 février 2007 à Paris, le gouver-nement s’est en-gagé sur une triple “neutralité sociale” des me-sures préconisées :

Ü     Maintien du régime spécial de protection sociale des cheminots ;

Ü     Maintien des droits des actifs et retraités ;

Ü     Maintien du statut de cheminot et des acquis sociaux du personnel en place aux CPR.

Dans un premier temps, la Fédération des cheminots CGT (comme toutes les organisations syndicales) s’est inscrite dans les discussions, avec un esprit de responsabilité, afin que le contenu des décrets respecte les engagements de neutralité sociale.

Par la suite, une délégation de la CGT, incluant des militant(e)s des CPR a participé (comme toutes les organisations syndicales) aux négociations sur la rédaction des deux accords permettant le maintien du personnel cheminot au sein de la nouvelle caisse et traduisant en “accord collectif” l’organisation du travail.


Ingérence du nouveau gouvernement suite aux négociations

Les exigences exprimées par le personnel et portées par les mili-tant(e)s de la CGT ont contraint la direction de la SNCF à rédiger les textes garantissant les droits actuels et futurs du personnel. A tel point, que le nouveau gouver-nement a cru bon, durant quelques jours, de soustraire le “protocole d’accord sur les conséquences sociales de l’institution de la CPR” à la signature des organisations syndicales. Il y voyait, dans sa rédaction, un texte trop contraignant pour le futur directeur de la caisse Rien de moins !!!

 

Avouons que les organisations syndicales qui n’ont eu de cesse de décrier le travail effectué par la CGT et ses militants sur ce dossier ont trouvé un soutien tout aussi inattendu qu’embarrassant !

 

Il a fallu toute la vigilance de la CGT et un courrier de la Fédération CGT des cheminots à la présidente pour que le texte soit soumis à nouveau à la signature : la CGT l’a signé le 17 juillet 2007.

 

Pour sa part, la CGT s’interdit toute polémique dans l’intérêt des cheminots et du personnel de la nouvelle caisse. Cependant et avec un peu de recul, chacun(e) pourra regarder qui a défendu qui !

 

Sur le protocole d’accord sur les conséquences sociales.

 

Tous les personnels actuels pourront poursuivre dans les mêmes conditions leur activité au sein de la nouvelle caisse et les recrutements à venir seront prioritairement réalisés par les agents ayant une expérience professionnelle à la SNCF.

 

C’est un élément essentiel pour le maintien des garanties individuelles et collectives des personnels.

 

Sur la représentation du personnel et le droit syndical, la rédaction du texte a pris en compte nos remarques sur le maintien des dispositions en vigueur actuellement.

 

Pour l’accord collectif relatif au régime de travail applicable aux personnels des caisses

 

L’essentiel de ce texte reconduit les droits et usages en vigueur pour les personnels de la Caisse.



 

Aujourd’hui comme hier, la CGT a pris toutes ses responsabilités.

Nous serons vigilants si d’aventure des décisions politiques ou autres manœuvres diverses venaient à fragiliser le dispositif.

Dans le même temps, la Fédération CGT invite les cheminots actifs et retraités à rester mobilisés comme en 1995 et en 2003, face aux attaques répétées du nouveau gouvernement sur les régimes spéciaux.

C’est ensemble que nous défendrons

nos acquis sociaux.

 
Montreuil, le 25 juillet 2007
Montreuil, le 20 juillet 2007

                                                     Monsieur Jean CHARMOIS
                                                     Directeur des Caisses de Prévoyance
                                                     et de Retraite
                                                     17, Avenue du Gal Leclerc
                                                     13347 MARSEILLE Cedex 20

Monsieur le Directeur,

En 2004 la réforme Douste-Blazy a instauré une participation forfaitaire de 1 euro par jour et par praticien dans la limite d’un plafond annuel de 50 euros.

Cette participation forfaitaire est “normalement” déduite des remboursements ultérieurs effectués par la caisse auprès de ses bénéficiaires.

Or, pour les assurés et leurs ayants droit qui utilisent le tiers payant et/ou fréquentent les cabinets médicaux, ce mécanisme est inopérant.

Devant ce constat, la caisse avec l’accord, on peut le supposer, de la direction de l’entreprise, vient d’effectuer une retenue à la source sur le bulletin de salaires ou sur le titre de pension.

Sans revenir sur le désaccord profond que nous avons avec cette mesure, il me faut vous faire part du fort mécontentement exprimé par des cheminots et particulièrement par des retraités et veuves de retraités : 49 euros est une somme non négligeable lorsque l’on est au minimum de pension, voir lorsque l’on touche la moitié de celui-ci !

De plus, cette démarche pose un certain nombre de questions :
􀂃 La caisse compte t-elle remonter jusqu’au 1er janvier 2005, date de la mise en place de la mesure ?
􀂃 Quelle mesure envisagée lorsque la somme dépasse 49 euros ?
􀂃 Cette mesure s’inscrit-elle dans le temps et est-elle en conformité avec l’esprit de la loi ?
􀂃 Y aura-t-il une mesure similaire à l’occasion de soins externes dispensés à l’hôpital ?
Dans ce contexte, vous comprendrez monsieur le directeur, qu’une initiative de cette nature aurait dû,pour le moins, faire l’objet d’un échange au sein du Conseil d’administration de la caisse.

Des dispositions auraient pu être trouvées en interne et, de toute façon, une information aurait dû être diffusée en amont, des mesures d’accompagnement auraient pu être envisagées…

Au moment où la question du dialogue social fait la une de l’actualité et où le gouvernement dit vouloir redonner du pouvoir d’achat aux salariés, je ne peux que vous inviter à suspendre votre initiative dans l’attente d’un prochain débat au sein du Conseil d’administration de notre CPR.

Dans l’attente de vous relire, veuillez agréer, Monsieur le directeur, l’expression de mes salutations respectueuses.

Dominique LAGORIO
Secrétaire Fédéral
Compte-rendu du Conseil d'Administration de la Caisse de Prévoyance du 08 mars 2007


 Point I : évolution des prestations par catégorie de bénéficiaires Année 2006

Part du montant total des prestations/ Evolution 2005-2006

Agents en activité                        8% - 3%
Conjoints d'actifs                         1% + 3%
Enfants d'actifs                            8% - 3%
Retraités                                    57% + 2%
Conjoints de retraités                    8% + 4%
Enfants de retraités                       1% + 15%
Veuves                                       13% + 2%
Libre choix des agents en activité   4% +6%
Subsistants                            - de 1% -3%

La Caisse s'étonne de l?augmentation très importante, +700%, des frais de radiologie en libre choix des agents en activité !

Pour la CGT, ce chiffre confirme le désordre créé après la fermeture systématique des centres de radiologie au sein des cabinets médicaux SNCF, par le fait de l'abandon général d'entretien et de réparation des appareils. Cette situation oblige les agents en activité à trouver, en libre choix, les radiologues pour leurs soins.

Répartition des prescriptions par secteur (source CP)
 Honoraires du secteur privé 21%
 Médicaments 34%
 Autres prescriptions 22%
 Hospitalisations 19%

Le total des dépenses d'assurance maladie = 808,99 millions d'euros.
 Quant à la participation obligatoire de « 1 euro », son cumul représente :
- 2,3 millions d'euros pour la médecine d'omnipraticien
-1,1 million d'euros pour la médecine de spécialiste
- 1 million d'euros en biologie et prélèvements

Pour la CGT, nous dénonçons à nouveau la mise en place d'un système de soins à deux vitesses qui pénalise les personnes en difficulté et réduit l'accès aux soins pour tous.


 Point II : Les médicaments génériques.

Le régime général a mis en place un nouveau ratio : Génériques / Généricables afin de mieux mesurer le « taux de pénétration » des génériques.
Le ratio utilisé jusqu'à présent était : Génériques / volume total des médicaments prescrits.
La Caisse de Prévoyance a mis en place une étude du même ordre que celle menée par le régime général.
 
Le taux d'utilisation des génériques est de 64% à la CP en janvier 2007.

Les conclusions de cette étude montrent que les personnes qui consomment le moins de médicaments génériques sont les personnes les plus âgées. Dans le cadre de la gestion du risque, des courriers seront adressés à ces personnes.

 
Pour la CGT, nous pensons que la pédagogie vaut mieux que la contrainte.
La suppression du tiers payant n'est pas une réponse au défaut d'utilisation des génériques. Nous attirons l'attention sur le fait de risques aggravés que pourrait entraîner l'obligation pour les personnes âgées de changer leurs habitudes dans leurs traitements : les médicaments génériques n'ont pas la même présentation et quelquefois des posologies différentes de celles prescrites habituellement.
Nous pensons que cette gestion du générique peut aller à l'encontre du but recherché.


 Point III : Présentation des comptes de la Caisse de Prévoyance

Les comptes de la CP renouent avec une situation positive.
Le compte de résultats présente un excédent de 55 millions d'euros.

 Cela provient principalement de l'extinction de provisions pour charges techniques de 36,5 millions d'euros qui concernaient l'attente d'un versement de la CSG sur l'année 1999 (abandon de créance), et sur le règlement d'une partie du contentieux avec l'URSSAF : redressement de la CSG/RDS sur les allocations de fin de carrière d'un montant de 2 052 507, 36 millions euros.
Sur ce sujet, la CGT maintient son action en justice en Cour de Cassation contre les attendus du jugement de la chambre sociale de la Cour d'Appel de Douai.


 Point IV : Sevrage tabagique

La mise en place par le Gouvernement d'un dispositif d?accompagnement d'aide pour tout fumeur voulant arrêter de fumer à compter du 01/02/2007, qui consiste :
1. à prendre en charge un traitement nicotinique de substitution dans la limite de 50 euros par an
2. à mettre en place une démarche d'accompagnement humain au sevrage tabagique en démultipliant le nombre de consultation en tabacologie,
 incite la Caisse de Prévoyance à proposer quelques ajustements du processus mis en place. Pour tenir compte de la circulaire ministérielle,

la Caisse propose :
 - Maintenir le système mis en place en début d'année
 - Elargir à tous les ayants droits
 - Renouvellement du traitement
 - Appliquer la prestation du Régime Général = prise en charge à hauteur de 50 ? et renouvellement plusieurs fois.

En ce qui concerne la dernière proposition, il nous semble inconcevable de mettre en place un retour en arrière sur le montant de la prise en charge.

 
Aussi la délégation CGT vote pour garder le système actuel (mis en place depuis 2001) avec un élargissement à l'ensemble des affiliés et la prise en charge d'une deuxième chance soumise à un suivi médical plus approfondi.


Montreuil, le 22 mars 2007

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