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ce Blog est le complément du site du syndicat Lillois de l'UFCM CGT, organisation syndicale de la Fédération CGT des cheminots qui a en charge de représenter et de défendre les intérêts des Cadres et agents de Maîtrise de la SNCF.

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 Le nouveau statut du travail  Salarié pour  l’encadrement ?

 Dès l’origine, les cadres ont bénéficié dans la définition de leur relation de travail d’éléments statutaires.

 Cette spécificité vient de leur position originale vis-à-vis du rapport social de domination qui caractérise le contrat de travail.

Un statut qui découlait implicitement de la reconnaissance de leur place dans l’organisation du travail (au regard de la subordination, « sujets » parce que salariés et « garants » vis-à-vis des salariés qu’ils encadrent). Il n’est alors pas illogique que les critères de la subordination revêtent alors des aspects particuliers.

Le « statut cadre » n’a jamais eu de définition autre que jurisprudentielle.

On peut pourtant parler de « statut cadre » à partir de plusieurs éléments (avenants des conventions collectives, institutions telles que l’Agirc et l’Apec, collèges électoraux particuliers, règles d’embauches particulières…).

Ces éléments ne sont pas, pour l’Ugict-CGT, obsolètes. Ils doivent certainement être améliorés.

Des modifications importantes ont eu lieu ces dernières années : des cadres encadrant, des noncadres encadrant, des cadres experts…

L’autonomie (réelle ou formelle) de ces salariés s’est accrue.
Il y a de fait organisation de l’autonomie dans le cadre de la subordination.
Et de plus en plus, les politiques patronales entraînent une évolution de la notion de contrat de travail : on passe d’une obligation de moyens (la mise à disposition de l’employeur de la force de travail du salarié) à une obligation de résultats (en cas de mauvais résultats, les risques sont, au moins en partie, transférés sur le salarié).

 Pour les personnels d’encadrement, l’Ugict-CGT estime nécessaire deux niveaux de réflexion : l’un concernant la mise en oeuvre des revendications générales de la CGT aux personnels d’encadrement (comme à tous les salariés). L’autre pour les revendications spécifiques, en partant de la responsabilité comme fondement du nouveau statut du travail salarié pour les ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise.

N’y a-t-il pas une certaine unité des personnels d’encadrement qui se concrétise au regard de la relation de travail sur la base d’un triptyque « droits/devoirs/responsabilités (vis-à-vis des salariés et/ou des populations) » ?


Les personnels d’encadrement acceptent d’assumer leurs responsabilités.

 Cela nécessite un cadre de garanties individuelles et collectives permettant une définition précise de ces responsabilités, l’intervention effective dans la fixation des objectifs et des moyens mis à disposition et l’exercice d’un droit de refus, exemple de droit individuel garanti collectivement.

L’entretien annuel doit être conçu dans cette perspective. On doit pouvoir y aborder simultanément : objectifs, moyens et conséquences prévisibles des priorités fixées au cadre.

 Une préparation individuelle et collective dans l’équipe de travail devrait se faire, appuyée par la fourniture d’informations précises sur l’état de l’entreprise, du marché et sur les évolutions envisagées. Une assistance, si le salarié le souhaite, doit être possible.

 L’Ugict-CGT met en débat à son 15e Congrès « la possibilité, en cas de désaccord avec la hiérarchie, de faire appel à une instance professionnelle (basée sur le collectif de travail et avec présence des organisations syndicales) dont les décisions s’imposent à tous » (Orientation, point 2A-2 : responsabilité sociale de l’encadrement page 14).

Un droit d’alerte doit également être réellement reconnu qui permette de saisir des institutions internes à l’entreprise (DP, CHSCT, médecins du travail) ou externes (conseils de prud’hommes dont les prérogatives pourraient être étendues à un arbitrage en cas de conflit sur la fixation des objectifs.)

Bien évidemment, tout cela est inséparable d’une redéfinition des finalités sociales de l’entreprise, d’où la reconnaissance d’une intervention des salariés sur la définition des stratégies de l’entreprise, permettant la prise en compte de critères autres que les profits distribuables à court terme aux actionnaires.

Le droit à une vraie démocratie sociale prend alors tout son sens.
Lundi 26 mars 2007
par pas62 publié dans : le nouveau statut du travail salarié
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C’est en 2000 que la CGT a décidé l’élaboration et la construction d’un Nouveau Statut du Travail Salarié (NSTS) dont est partie intégrante la Sécurité Sociale Professionnelle (SSP).

 La SSP est un terme souvent repris par beaucoup mais pas toujours avec le même contenu.

 Les différences majeures portent sur la responsabilité sociale des entreprises, la place du travail dans la société et pour l’épanouissement de tout individu. L’affrontement capital/travail prend ici un relief particulier : le financement de nos exigences appelle une réorientation des choix dans la création et la répartition des richesses créées par l’intelligence et le travail humains.

Quant au débat sur la « flexisécurité », la CGT estime que, le plus souvent, c’est un marché de dupes : on prétend échanger un peu de sécurité contre beaucoup de flexibilité. C’est en fait rendre la sécurité flexible, c’est-à-dire inopérante.
Le nouveau statut du travail salarié est une construction syndicale.

Il a donc un caractère volontairement inabouti. C’est une réponse à l’insécurité sociale grandissante : il s’agit, pour la CGT, de construire de la solidarité à la place de la mise en concurrence.

Il ne s’agit pas de se limiter à créer un statut pour les sans-statuts, mais de garantir à chacun des droits cumulables et transférables au fur et à mesure des mobilités, des évolutions de carrière et de salaire tout au long de la vie professionnelle.

Les conventions collectives ne permettent plus aujourd’hui de protéger véritablement tous les salariés des risques que les politiques managériales visent à transférer du capital sur le travail.

 Elles peinent à assurer une progression de carrière, de salaires, de protection sociale et de prévoyance à tous les salariés. De plus une majorité d’entre eux sont dans des entreprises de moins de 50 salariés avec des droits très inférieurs à ceux des grandes entreprises.

La CGT défend alors l’idée de droits attachés à la personne du salarié, garantis interprofessionnellement, cumulables et transférables : un droit à l’emploi, à une carrière, à la formation continue, à une sécurité sociale professionnelle, le droit à la vie privée, à la santé, à la retraite et enfin un droit à la démocratie sociale.

Ce sont des droits qui ne seraient plus conditionnés à l’entreprise ou à la branche.

 Cela implique certainement une évolution du lien de subordination entre l’employeur et le salarié. Dans ce cadre, la sécurité sociale professionnelle est un des volets du nouveau statut du travail salarié. C’est notre réponse pour combattre la notion même de licenciement. Elle dépasse la vision exclusivement réparatrice de l’indemnisation du chômage. L

a SSP consacre ainsi l’absence de rupture du contrat de travail, la pérennisation de ce contrat de travail jusqu’à l’obtention d’un nouvel emploi.

Le projet de NSTS, qui ne situe pas en opposition aux conventions collectives ni aux statuts de la fonction publique, vise à la construction d’un socle de garanties collectives interprofessionnelles couvrant l’intégralité du parcours professionnel et de la retraite.

Une réflexion est menée pour y inclure les années d’études

Tous les salariés seraient dotés de droits leur appartenant (évolution de carrière, retraite...) à l’instar de ce qui existe pour les fonctionnaires et les salariés sous statut.

Pour autant, il ne s’agit pas d’un statut unique du salarié au sens du statut de la fonction publique ou des grandes entreprises publiques.


Lundi 26 mars 2007
par pas62 publié dans : le nouveau statut du travail salarié
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