
Communiqué des Fédérations CGT
Des Transports et des Cheminots
Le groupe GEODIS s’apprête à annoncer officiellement aux représentants du personnel la cession de sa filiale routière BOURGEY MONTREUIL via un LBO (Leveraged Buy-Out).
Cette décision fait suite à un taux de profitabilité jugé insuffisant et à une stratégie guidée par le développement à l’international.
En réalité, cette démarche est exclusivement financière, le groupe GEODIS souhaitant disposer de ressources nouvelles pour opérer un positionnement mondial par voie d’acquisitions.
Dans cette affaire, environ 3500 salariés sont concernés. Compte tenu de la nature du montage financier de l’acquisition, qui consiste à se servir des fonds propres de l’entreprise pour couvrir l’endettement généré par l’achat, il est à craindre une recherche d’importants gains de productivité génératrice de suppressions d’emplois.
D’autre part, cette annonce vient renforcer l’analyse de la CGT quant à la création de TLP (Transports Logistiques Partenaires), holding financière de la branche FRET du groupe SNCF, dont les principaux objectifs sont d’optimiser la financiarisation de la gestion des filiales et le siphonage des trafics de la maison mère au détriment des conditions de travail et de l’emploi. Les salariés des entreprises filiales et les cheminots n’étant que les variables d’ajustement des objectifs financiers.
Alors que la Présidente de la SNCF affirmait que cette nouvelle entité financière avait pour vocation de développer les complémentarités entre Fret SNCF et les filiales de cette branche, la vente de BOURGEY MONTREUIL, prouve le contraire.
Comme le craint la CGT, c’est un pas supplémentaire vers la séparation de GEODIS du groupe SNCF qui perdrait ainsi sa capacité à devenir l’outil efficace d’une politique complémentaire des transports, prenant appui sur une organisation multi modale.
Il est plus que jamais temps de se saisir d’un « Grenelle de l’Environnement » pour organiser un vrai débat sur la politique des transports en France et la place et le rôle de la SNCF et de son groupe.
Les Fédérations CGT des Cheminots et des Transports soutiennent les salariés dans leur juste combat pour défendre l’emploi et l’activité nécessaire, promouvoir une prestation logistique complète indispensable à une véritable politique de groupe.
Montreuil, le 14 septembre 2007
Communiqué des Fédérations CGT
de la Métallurgie et des Cheminots
CHANTAGE A L’EMPLOI SUR LE SITE D’ARCELOR
Avec 169 salariés, VFLI SA, filiale du groupe SNCF, exploite le site industriel d’Arcelor Atlantique Lorraine (AAL) classé Seveso III, pour le compte du groupe ARCELOR/MITTAL.
Suite à une décision unilatérale de VFLI SA, de mettre fin à sa prestation et ce dès le 1er septembre 2007, le 29 juin dernier le Comité d’Entreprise extraordinaire était informé et consulté sur la mise en place d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE).
Lors du CE extraordinaire du 23 août, l’information a été donnée, comme quoi la Société GEPOR filiale à 100 % d’ARCELOR MITTAL serait susceptible de reprendre le contrat de VFLI mais pas l’ensemble du personnel. De plus, les salariés repris par GEPOR travaillant en feu continu, se verraient contraints d’accepter la détérioration de leurs conditions de travail en faisant passer leur rythme de travail actuellement à VFLI de 33 h 36 à 57 heures par semaine…
Cerise sur le gâteau, l’éventuelle reprise par la société GEPOR est conditionnée à la signature par les organisations syndicales d’un « accord sur la prévention des conflits », procédé indigne utilisé par cette direction pour remettre en cause l’exercice du droit de grève à ces salariés du secteur privé.
Pour les Fédérations CGT des Cheminots et de la Métallurgie, il est inacceptable que les directions d’entreprises surfent sur la situation précaire que vivent les salariés en attente d’un repreneur en pratiquant le chantage vis-à-vis des organisations syndicales et singulièrement de la CGT.
Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la loi sur le « service minimum », initiée par ce gouvernement, n’est qu’un prétexte et que ses véritables intentions visent à la transposer à toutes les entreprises.
L’avenir de la filière liquide passe par la reconnaissance de tous les emplois sur le site de Florange.
Les Fédérations CGT des Cheminots et de la Métallurgie soutiennent les salariés dans leur juste combat pour défendre l’emploi et l’activité nécessaire et indispensable pour l’économie de la région.
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Le 06 août 2007 s’est déroulée l’Assemblée Générale constitutive du Syndicat CGT Veolia Cargo France.
Au cours de cette Assemblée Générale, les statuts ont été votés, une commission exécutive et un bureau du syndicat ont été élus.
La CGT Cheminots, déjà présente dans plusieurs entreprises du secteur (SNCF, VFLI, CFTA Cargo, Naviland Cargo, …), première Organisation Syndicale des Cheminots et plus particulièrement chez les conducteurs, connaît bien les particularités liées aux métiers du ferroviaire.
Elle se renforce dans les entreprises privées, dans notre entreprise et dans nos professions.
Cette création va nous permettre de nous faire entendre de la Direction, notamment lors des élections professionnelles qui seront organisées le 02 octobre prochain.
Celles-ci vont nous permettre d’élire :
- nos représentants au Comité d’Entreprise (4 titulaires et 4 suppléants),
- et nos délégués du personnel au niveau de chaque Agence ; Sablons et Est (2 titulaires, 2 suppléants), et Nord, Centre Est et Sud Ouest (1 titulaire et 1 suppléant).
D’ores et déjà, la CGT Veolia Cargo France déposera des listes pour cette consultation.
Nous invitons tous les salariés de l’entreprise à nous rejoindre dans cette démarche d’adhésion et d’engagement destinée à améliorer nos conditions de travail et de rémunération.Afin d'éviter tout clivage, nous invitons tous les salariés de l’entreprise, y compris les différentes vagues de formations passées ou en cours.
Une forte présence CGT dans notre entreprise permettra :
- de négocier les primes d’heures de nuits, de dimanche/jours fériés ;
- d’annuler le lissage des heures supplémentaires en quatorzaine ;
- d’installer des locaux de prise de service avec le matériel nécessaire ;
- de mettre à disposition des agents les équipements personnels (EPI , clé T1 , carré …..) dès l’arrivée dans la société ;
- de mettre en place de réelles grilles de salaires pour contrer la volonté de la Direction de donner des augmentations « à la tête du client » ;
- d’obtenir un planning rédigé sur 3 semaines ;
Cette liste n’est pas exhaustive. De même, le Syndicat CGT Veolia Cargo France exigera dans un premier temps l’application pure et simple de la Convention Collective actuelle, à savoir la V.F.I.L, en attendant la future convention collective des salariés du rail en négociation.
La Fédération CGT des Cheminots, et en tant qu’Organisation Syndicale représentative, participe à ces négociations.
Avec la CGT, nous serons présentset des résultats pour la conforter ne pourront que donner du poids à ses propositions, liées à la réalité du terrain.
Aujourd’hui, chez Veolia Cargo France, nous avons choisi d’investir
Veolia Cargo France est une société en pleine expansion, il est important que nous soyons acteurs de cette transformation, et non pas dépendants.
Les élections professionnelles et la présence toute récente d’un syndicat dans l’entreprise, sont autant de changements pour lesquels nous nous devons d’être présents et disponibles.
Nous serions heureux de rencontrer chacun et de pouvoir répondre aux questions que vous souhaitez aborder. Car seule la solidarité permettra de faire avancer nos justes revendications.
Le 02 octobre 2007 votons pour les listes CGT
Compte rendu du Comité de Groupe SNCF
du 4 juillet 2007

Ce comité de groupe a été particulièrement éclairant sur la logique qui guide la direction du Groupe SNCF. Bien qu?évoquant sa neutralité quant à la concurrence, la Présidente de la SNCF n?en a pas moins vanté les mérites considérant que ce principe stimule le marché.
A l?évidence, elle a bien enregistré le message du chef de l?État et du Gouvernement qui fait de cette vision dogmatique une priorité dans l?évolution du transport ferroviaire.
Dans ce cadre, Anne Marie IDRAC a précisé quelques-unes de ses orientations :
§ Mettre le développement durable au c?ur de la stratégie business,
§ Inscrire le Groupe SNCF dans une démarche de coopétition (coopération ou compétition) pour assurer sa croissance, y compris à l?externe (achat d?entreprises ou prise de participation au niveau européen et international),
§ Lancer un plan d?amélioration de la qualité de service appelé « MOTEURS » (MObilisation pour faire les Trains à l?hEURe et pour le Service),
§ Activer la mobilité des personnels entre l?EPIC et les filiales pour assurer le transfert et les acquisitions de compétences,
§ Lever certaines contraintes liées à l?organisation du travail en les compensant par des évolutions en terme de rémunération et de parcours professionnels.
Toutes ces actions, qui vont faire l?objet d?opérations de communications intenses sur le terrain de la part du management, s?inscrivent résolument dans une stratégie libérale qui vise à puiser, voire piller dans certains cas, les trafics, les ressources, les compétences et les savoir-faire de la maison mère pour alimenter la montée en puissance financière des filiales et sociétés du Groupe. Le dumping social et l?abaissement des conditions sociales de tous les salariés constituent les principaux leviers de cette démarche dévastatrice en terme d?emploi et de garanties sociales.
La nouvelle structuration et organisation de la branche Fret sont évocatrices de ce point de vue. C?est ce qui conduit la CGT à considérer cette évolution comme une volonté de privatisation rampante et une programmation du démantèlement de la SNCF, entreprise publique de service public intégrée.
Pour la CGT, la priorité consiste à s?appuyer sur les atouts du Groupe SNCF pour développer une politique multimodale des transports dans laquelle le transport ferroviaire doit prédominer. Cela suppose une véritable complémentarité entre tous les modes et tous les secteurs d?activité déjà à l?intérieur même du Groupe SNCF.
La réponse à l?ensemble des besoins de transport doit également s?exercer dans une démarche de progrès social synonyme d?élévation de la sécurité des usagers et des biens et d?amélioration des conditions de travail des salariés.
La convergence des actions et des luttes revendicatives, dans une dimension interprofessionnelle, demeure la voie à emprunter pour prétendre imposer des choix de cette nature. Dans ce cadre, la CGT compte bien peser et agir de tout son poids à partir de la justesse et de la légitimité de ses propositions alternatives.
Globalement, la direction du Groupe SNCF se dit satisfaite de ces résultats. Elle appuie essentiellement cette appréciation sur la bonne santé financière du Groupe SNCF. Meilleure capacité d?autofinancement des investissements, abaissement de l?endettement et de son ratio sur les fonds propres, amélioration du résultat courant constituent les principaux arguments de cette vision.
Avec 4 424 suppressions de postes (dont 2 562 dus à la privatisation du Sernam), l?emploi a de nouveau constitué la variable d?ajustement pour l?atteinte des objectifs financiers au détriment de la qualité de la prestation ou du service.
Le niveau des résultats du Groupe en 2006 posent néanmoins l?affectation des nouvelles ressources potentielles.
A ce sujet, la direction s?est principalement fixée deux objectifs :
§ Relancer la qualité de service, sans réellement décrire la nature des actions envisagées, mais en précisant par contre que tout moyen accordé en ce sens (crédit, effectifs?) ne donnant pas le résultat escompté sera retiré.
§ Donner une dimension européenne au Groupe SNCF pour se positionner sur certains marchés.
Pour la CGT, la priorité se situe au niveau des moyens humains, matériels et techniques du Fret et du développement d?une politique multimodale des transports, prenant appui sur les modes les moins polluants et favorisant la réponse aux besoins et le progrès social.
La SNCF, Keolis et EFFIA ont signé en novembre 2005 une convention pour la promotion de l'inter modalité au sein du groupe SNCF. Début 2007, le Groupe a souhaité aller encore plus loin en créant un Groupement d'Intérêt Economique dénommé GIE « Inter'Actions ». Celui-ci est composé de trois personnes. En région, un comité régional de l'inter modalité devra se tenir 2 à 3 fois par an. Selon la direction, ce G.I.E., à partir d?un diagnostic de la situation actuelle, doit permettre de faire des offres communes et de mieux optimiser la contribution publique.
Pour la CGT, la SNCF, avec son Groupe, possède des atouts indéniables pour proposer une offre de services globale. Néanmoins, la création du GIE inter actions entre TP, KEOLIS et EFFIA ne s'inscrit pas dans cette démarche, mais participe davantage à une stratégie qui consiste à abaisser les coûts par le jeu du dumping social, l'ouverture éventuelle à la concurrence servant de prétexte comme cela se passe dans le fret.
En effet, la direction considère que pour faire une offre moins chère, il faut abaisser les statuts sociaux. Tant pis pour la sécurité et les conditions de travail des salariés.
La problématique PMR (Personne à Mobilité Réduite) n?est pas non plus suffisamment prise en compte. En effet dans certaines gares, comme il n'y a plus de cheminots, ces personnes sont contraintes de prolonger leur voyage pour trouver une gare accueillant les PMR, la SNCF payant le taxi pour les rapatrier à leur gare de destination première.
Enfin, SEAFRANCE n?est même pas intégrée dans le processus. Cela démontre une fois encore que l?avenir de cette société au sein du Groupe SNCF n?est pas assuré, d?autant plus que l?affectation des moyens financiers pour l?achat d?un 6ème navire n?est toujours pas à l?ordre du jour.
D?autre part, le Groupe SNCF ne dispose pas de tous les leviers nécessaires pour imposer de réelles synergies et développer une offre intermodale notamment du fait qu'il ne gouverne pas KEOLIS et donc ne maîtrise pas ses axes stratégiques qui sont actuellement plutôt tournés en faveur d'une croissance externe.
Pour répondre aux besoins de Service Public de transport de voyageurs, la CGT revendique la constitution d'un pôle public national de transport public avec les groupes de la SNCF, de la RATP et de VEOLIA Transport, la puissance publique devant maîtriser l'orientation industrielle de cette dernière.
Dans le même temps, l?inter modalité ne pourra s'exercer efficacement sur le plan économique et social que s'il existe une cohérence entre les autorités organisatrices. Or, la multiplication des donneurs d'ordres tel que cela existe aujourd'hui, ne peut y contribuer. C'est pourquoi, la CGT réclame la création de syndicats mixtes des transports qui auraient en charge l'organisation territoriale des transports sous l'égide d'une seule autorité : la région.
Stratégie de la Branche FRET
La Direction a présenté la stratégie pour la branche Fret à partir de trois objectifs : performance, adaptation client, synergie de groupe.
Dans ce cadre, au niveau du groupe, la holding Transport et Logistique Partenaire (TLP) a été créée pour dégager des synergies réciproques et permettre des offres globales et multimodales. La SNCF assure l?intégration industrielle pour une meilleure réactivité, compétitivité et conforter le fret à l?intérieur de son périmètre.
Cinq pôles d?activités par produits ont été créés pour développer des offres adaptées aux chargeurs et cinq Directeurs Fret ont été nommés pour organiser la production dans de grands territoires.
Cette nouvelle organisation en lien avec la négociation sociale de l?automne doit permettre de baisser les coûts de 20 à 30 % pour être compétitifs.
La CGT partage la notion de synergie et de multimodalité mais l?absence de GEODIS dans TLP ne permet pas de développer une offre globale de transport. En effet, les premiers effets montrent qu?avec l?organisation qui se met en place, les filiales sont utilisées pour « siphonner » les trafics de Fret SNCF. Par ailleurs, TLP doit respecter l?intérêt social des filiales en leur laissant le libre choix de leur partenaire ferroviaire. Dans ces conditions, les synergies ont un caractère plus capitalistique et financier qu?industriel.
Les chargeurs sont plus préoccupés par la qualité et la fiabilité des acheminements que par le prix, or rien dans le programme d?action et la stratégie présentée n?est de nature à améliorer la qualité. Aborder la compétitivité uniquement par les coûts sans améliorer la qualité conduit à l?impasse.
Le rapport WEIBEL n?est pas pris en compte sur les moyens humains et la gestion des aléas. La production de Fret a été rigidifiée par la réservation rendue obligatoire par DEF et la segmentation des moyens traction par produits et par grands axes / zones fret.
La Délégation CGT : Gilles MARINET ? Laurent DELOURS ? Marc SAGOT ? Jean-Michel PINCELOUP ? Antoine FATIGA ? Philippe BERTRAND ? Alain PROUVENQ ? Stéphane VAISSE ? Grégory SCHAFF ? Gaby EDOUARD ? Philippe MERCIER.
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