Les Patrons et Libéraux de toute l’Europe s’unissent contre les salariés qui ont décidé de relever la tête ! ! !
Les Patrons et Libéraux de toute l’Europe
s’unissent contre les salariés qui ont décidé de relever la tête ! !
Les attaques contre le droit de grève se suivent et ont un même but :
« supprimer le droit de grève aux salariés »
Après l’offensive conduite en France par Nicolas Sarkozy, pour ses amis patrons du Medef qui lui paient des séjours à Malte ou aux « States » à plusieurs dizaines de milliers d’euros la semaine, afin de le remercier des paquets cadeau fiscaux ou sur l’instauration d’un « service minimum ». C’est sur un simple arrêt de justice que le déclenchement imminent de la grève des cheminots allemands a été interdit.
A Berlin, Patronat et gouvernement utilisent le choix de la répression judiciaire contre un mouvement qui s’annonçait d’ores et déjà aussi inédit que massif.
En effet, le tribunal du travail de Nuremberg a interdit en référé jusqu’au 30 septembre le mouvement des personnels roulants qui devait toucher le fret avant de s’étendre au trafic passagers, si aucun accord n’était trouvé d’ici là.
Le tribunal a fondé sa décision sur le fait que l’économie allemande subirait un « énorme dommage ».
Les cheminots réclament de fortes hausses de salaire (jusqu’à 31 % d’augmentation) après plus d’une décennie d’austérité depuis le lancement du processus de privatisation du service public. Ils ont fait appel de la décision de justice et décidé de suspendre leur mouvement dans l’attente du verdict définitif du tribunal. Tout en indiquant qu’il n’était pas question de renoncer à leur droit de grève, ils maintiennent leur mobilisation et envisagent, dans l’intervalle, « d’autres formes d’action »
Le patron de la Deutsche Bahn, compagnie ferroviaire nationale, menace ouvertement les grévistes de sanctions et Angela Merkel y est allée du traditionnel couplet sur les voyageurs pris en otages « en pleine période de vacances ».
Les raisons d’un tel acharnement sont très facilement repérables. A l’heure où la belle unanimité autour de la privatisation est en cours, et fait l’objet d’un consensus entre patronat, élus et « partenaires sociaux » (la directions de la confédération syndicales DGB y est favorable), les cheminots, eux très majoritairement se montrent radicalement opposés au processus, et font figure d’insupportables empêcheurs de tourner en rond.
La fébrilité des différents acteurs s’accroit alors que les échéances approches (49 % du capital de l’entreprise doit être mis en Bourse l’an prochain). D’autant que l’opinion se montre de plus en plus réservée sur le passage du service public dans les mains du privé et que plusieurs élus régionaux en contestent désormais ouvertement le bien-fondé.
Pour ceux qui avaient encore un peu de scepticisme sur les intentions des Capitalistes, preuve est bien faite que derrière ces attaques, ce n’est pas l’intérêt des Voyageurs, mais bien l’intérêt du « grand capital » et des profits qui prédominent. Plus que jamais, la lutte de classe continue d’exister, il va nous falloir, au travers de nos structures européennes comme ETF, et la CES nous organiser pour riposter face à cette attaque en règle.
Il en va de l’avenir de nos acquis fondamentaux.