Secteur Fédéral CGT express
En réponse au Nordrail express n°766 du jeudi 6 septembre 2007
Le secteur fédéral CGT des Cheminots de la région Nord Pas de Calais en direct
Pour répondre aux allégations de la direction et pour peser sur le débat, le secteur fédéral CGT des Cheminots de la région Nord Pas de Calais entend apporter plusieurs éclaircissements sur les différents points abordés.
La direction régionale na pas été mise devant le fait accompli et ne peut prétexte découvrir le réel mécontentement provoqué par sa politique, purement financière, d’organisation des transports ferroviaires.
1- Dès notre prise de connaissance du plan de transport et des moyens mis en place à l’occasion de la coupe du monde de rugby, une demande d’audience a été déposée à l’initiative du secteur fédéral CGT. Cette audience a eu lieu le 3 août 2007, ce qui contredit les propos de la direction : « Aucune alerte de leur part n’avait alors été émise. »
2- Prétexter que les Cheminots de la région Nord Pas de Calais n’ont pas de légitimité pour intervenir contre les mauvais coups portés par la direction relève de la plus pure hypocrisie. Lors de l’audience du 3 août 2007, la direction, pour une fois, a fait preuve de transparence et n’a pas caché ses réelles intentions. C’est plus de 100 emplois supprimés qui ont été annoncés et depuis cette date, de nouveaux dossiers de destruction de l’appareil de production ont été abordés, notamment lors du Comité d’Établissement du 30 août 2007. Ce sont aussi les annonces nationales à l’agence AFP du Directeur FRET, Monsieur MAREMBAUD, qui indique clairement une fourchette entre 1000 et 5000 emplois supprimés au FRET. Ce n’est ni MARRANT ni BEAU ! Serait-ce de nouvelles pratiques de dialogue social d’annoncer des suppressions au plus haut niveau et de les démentir ?
3- Concernant le retour à l’équilibre de l’activité FRET, une simple question de bon sens économique : « Comment cet objectif pourra-t-il être atteint dès lors que la direction régionale, d’entente avec la direction nationale (il ne manquerait plus que cela), transfère des trafics lucratifs vers les sociétés du groupe SNCF ? Ce transfert amplifie plus encore les effets de contraction des moyens humains et matériels. Sans changement de cap politique sur cette question du devenir de la SNCF en tant qu’entreprise intégrée de service public, les cheminots et la nation ont tout à craindre des sombres perspectives sociales et environnementales qui s’ouvrent devant eux. Avec ces transferts et abandons de trafics, si ce n’est pas une filialisation voire une privatisation, cela y ressemble !
- Un moratoire sur l’arrêt de toutes les restructurations.
- Un débat national avec l’ensemble des acteurs sociaux et la population.