6 fédérations dont la CGT réitérent leur demande de table ronde jusque là refusée par Mme Idrac
La CGT vous informe :
FEDERATIONS NATIONALES DES CHEMINOTS
CGT – CFDT – FO – CFTC – SUD-Rail – CFE/CGC
Madame Anne-Marie IDRAC
Madame La Présidente,
Par courrier du 06 septembre dernier les Fédérations Syndicales CGT – CFDT – FO – CFTC – SUD-Rail – CFE/CGC , vous demandaient la tenue d’une table ronde avant le 19 septembre, date de leur prochaine réunion interfédérale.
Cette demande d’audience est motivée par deux sujets essentiels, l’avenir du Fret SNCF et la qualité du dialogue social à la SNCF.
Notre demande revêt un caractère d’urgence. En effet, les Fédérations Syndicales constatent une dégradation continue des relations sociales au sein de l’entreprise et ce à tous les niveaux de celle-ci.
Dans différents établissements des actions unitaires ont eu lieu ces dernières semaines, par ailleurs des délégations de comités d’établissement ont unanimement quitté la séance plénière devant le refus des directions de répondre à leurs questions.
Concernant le Fret, nous vous redisons notre refus de la stratégie unilatéralement décidée par la direction SNCF que vous mettez tout de même en œuvre. Cette dernière est de plus en plus contestée aussi bien en interne qu’en externe, notamment par nombre de clients que vous mettez devant le fait accompli. Le nouveau plan Fret concocté par la branche Fret aura de graves conséquences pour l’ensemble de la SNCF et l’intérêt général, au point que les fédérations signataires vous ont demandé un moratoire sur le Fret.
Par courrier reçu le 13 septembre, vous refusez une nouvelle fois d’entendre les fédérations de cheminots. Ainsi, vous répondez négativement à la demande d’audience avant le 19 septembre et proposez une réunion début octobre fondée sur un « livre blanc » réfléchit et écrit par la seule direction. Parallèlement à cette démarche qui pourrait s’apparenter à une nouvelle opération de communication, vous continuez d’affaiblir l’appareil de production et de supprimer les emplois de cheminots.
La référence dans votre courrier à un prétendu débat lors de la table ronde du 18 juin, alors que les fédérations disent ne pas avoir été ni écoutées ni entendues, témoigne une nouvelle fois de votre conception du dialogue social et de la place que vous entendez accorder aux organisations syndicales dans l’entreprise.
Quant au Comité Central d’Entreprise ou sa Commission Economique nous nous permettons de vous rappeler que ces instances n’ont aucune prérogative en matière de négociation, cela appartient aux organisations syndicales.
La démarche engagée lors de la dernière commission, acceptée par les représentants de la direction, ne pourra être fructueuse qu’à condition que soient arrêtées les restructurations contestées, mises tout de même en œuvre par la direction.
Au vu de l’urgence que revêt la situation, nous jugeons inacceptable votre proposition et réitérons notre demande d’une réunion avant le 19 septembre.
Nous vous informons à toutes fins utiles que nos fédérations se réuniront comme prévu à cette date, pour prendre les décisions qu’elles jugeront nécessaires afin de répondre à la situation sociale dans l’entreprise.
Nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de notre parfaite considération.