Conflit des conducteurs de Nice: la grève licite, la SNCF déboutée

Publié le par pas62

Marseille, le  6 février 2009


La Victoire sur l'intransigeance !


Après deux mois de conflit, la Direction a été contrainte de revenir à la table des négociations. La stratégie du passage en force pour imposer une productivité maximale est mise en échec.


Tournant le dos au service public, les dirigeants de la SNCF se focalisent  sur les  marges bénéficiaires pour son actionnaire l'Etat.


Il n'est pas choquant de voir la SNCF chercher à améliorer sa productivité, mais rechercher une productivité de 20 % dans le cadre du cadencement, avec une production déjà fortement dégradée, est irresponsable.


Il est aisé de comprendre que les agents de conduite de Nice aient refusé avec conviction et détermination cette perspective. Ils sont à féliciter pour leur engagement, en particulier pour informer les usagers sur les véritables raisons de ce conflit.


Des félicitations que n'auront pas les dirigeants de la SNCF pour leur gestion du conflit et leur conception du dialogue social, à commencer par la Direction Régionale qui affirme depuis trois ans que sa gestion du pourrissement des conflits est un investissement pour l'entreprise.


Elle y a rajouté cette fois-ci un chapitre judiciaire, espérant y gagner une jurisprudence pour réduire les libertés sociales. C'est perdu !


Rien n'y a fait, même avec le "surprenant" soutien de personnalités politiques, la Direction SNCF a  dû s'asseoir à la table des négociations.


Au final :

Ø   20 journées de travail sont créées,

Ø   24 embauches de conducteurs

Ø   13 agents détachés d'autres régions

Ø   Afin de prévenir les conflits, les roulements de service seront présentés maintenant 30 jours avant la date du changement.


C'est gagné !  Il s'agit de la victoire de la raison, mais qui posera pour l'avenir la nécessaire amélioration du dialogue social.

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