10 propositions CGT pour améliorer le fonctionnement de l’entreprise

Publié le par pas62

10 propositions CGT pour améliorer le fonctionnement de l'entreprise

La CGT n'a jamais été pour le statu quo.
Les évolutions de l'organisation de la production doivent partir d'une analyse des dysfonctionnements.
Sur la base des tournées et des débats réalisées par ses militants avec les cheminots, la CGT a formulé 10 propositions concrètes d'organisation pouvant être mises en œuvre immédiatement pour améliorer le fonctionnement de l'entreprise.

FRET

Pour amortir les coûts, il faut économiser les sillons, les locomotives et les ADC en remplissant les trains au maximum. Pour cela, il est nécessaire d'avoir plus de souplesse et une meilleure utilisation des ressources.
Proposition 1 : les pôles d'activité doivent mutualiser les centres de gestion des flux et la gestion des ressources.
Proposition 2 : la réservation obligatoire doit être négociée et non imposée aux chargeurs.

TRACTION

Les agents de conduite et la plupart des locomotives peuvent être utilisés pour tirer tous les types de trains de voyageurs, de marchandises ou de service. Ils ne doivent pas être dédiés à 100 % à une activité. La gestion de la multiactivité doit être organisée.
Proposition 3 : conserver une proportion de 20 à 30 % des ressources traction utilisable par l'ensemble des activités.
Proposition 4 : positionner en des points stratégiques du territoire des réserves multiactivité de locomotives et d'agents de conduite.
Proposition 5 : mettre en place des gestionnaires de moyens ADC multiactivité dans les UP.

MATÉRIEL

Associées aux suppressions d'emplois et à l'augmentation des pas de visites et de révision de certains matériels roulants, les restructurations de ces dernières années, comme PLI (logistique pièces neuves) et centres d'excellence (pièces réparables), sont un fiasco sur les plans économiques et d'organisation du travail. Cela entraîne de nombreuses ruptures dans la chaîne de production et génère une augmentation inadmissible des retards et des suppressions de trains imputables au matériel.
Proposition 6 : revenir à une plate-forme au sein de la SNCF et recréer des plates-formes de proximité par type d'engin en fonction des ateliers de maintenance.
Proposition 7 : redéfinir les pas de maintenance par type d'engins en fonction de l'utilisation réelle et organiser la production en conséquence.

INFRA MAINTENANCE

Dans ce domaine, la défaillance de l'État a entraîné de multiples contraintes sur la SNCF: perte d'effectifs de 20 % pour la maintenance et de 15 % pour l'ingénierie en 10 ans, regroupement d'établissements, industrialisation de la maintenance... Cela n'a pas permis de pallier la dégradation du réseau, les incidents se multiplient, certaines régions comme l'Auvergne sont contraintes de fermer des lignes à la circulation des trains.
Proposition 8 : redéfinir une organisation de la maintenance avec des parcours à taille humaine permettant une réactivité optimale.

INFRA EXPLOITATION

La désimbrication des EEX réalisée dans le cadre de la mise en place du pilotage par activités puis par branches est source d'inefficacité et de contre-productivité, notamment dans les zones peu denses. Il est nécessaire de trouver un juste milieu entre spécialisation et mutualisation, d'autant plus que les métiers sont souvent les mêmes.
Proposition 9 : l'EEX doit impérativement rester multi-activités pour permettre les mutualisations et l'efficacité globale de la production.

SERVICES COMMUNS

Toutes les restructurations de ces services ont entraîné l'éloignement du service rendu aux cheminots et une perte d'efficacité. De nombreux postes sont occupés par des agents reclassés qui n'ont pas, en général, bénéficié des formations suffisantes, générant ainsi un chantage à l'externalisation des tâches.
Proposition 10 : le regroupement de « spécialistes » au sein d'entités mutualisées doit être conçu comme des pôles d'appui aux services de la proximité dans les établissements et UP.


LUTTES EN LIVES
Services communs : la Suge restera transverse


Les mobilisations impulsées par la CGT ces derniers mois, qui se sont traduites par un rassemblement national de haut niveau devant la direction (seule la CGT avait mobilisé) le 15 janvier, portent leurs fruits. À l'issue de la table ronde nationale « sûreté », organisée à la suite de l'agression de Paris Saint-Lazare, la direction a annoncé que la surveillance générale resterait transverse et ne serait pas divisée dans les différentes branches. C'est une annonce non négligeable !


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