1 000 emplois à la SNCF...MAIS COMBIEN EN MOINS ???
La Présidente de la SNCF, Mme Idrac, a annoncé la création de 1 000 emplois en 2008 pour dit-elle, améliorer la performance de service pour le « Transport public ».
Au regard des dégâts causés depuis 2002 par la direction de la SNCF qui a supprimé, avec l’aval du gouvernement, plus de 16 000 emplois de cheminots, ce plan manque totalement de hauteur et d’ambition pour le service public et ne répond pas aux réels besoins d’amélioration des conditions de transports quotidiens des usagers.
Derrière cet affichage externe, la SNCF reconnaît indirectement l’échec de la politique d’économies à tout prix qu’elle mène.
Cependant, ce programme d’actions n’infléchit pas le sens de sa stratégie.
D’autant qu’elle ne précise pas s’il s’agit de créer 1 000 emplois supplémentaires ou de réaffecter des emplois en provenance d’autres activités.
Elle entreprend, au nom de la réponse aux besoins, de faire passer un certain nombre de mesures qui vont aller plus loin dans la transformation du service public SNCF et détériorer les conditions de travail du cheminot.
La SNCF n’entend d’ailleurs pas remettre en cause les décisions successives qui ont conduit à cette situation extrêmement dégradée de la qualité de service et d’information aux usagers.
Elle s’inscrit dans la continuité de la politique de suppressions d’emplois et d’abandon du service public pour les années à venir. Le droit au service public que revendique la Présidente de la SNCF en militant pour le service minimum à la SNCF, n’est en fait pas sa priorité dans les actes.
On ne peut pas servir les mêmes vieilles recettes surtout lorsqu’elles ne fonctionnent pas.
Le service public SNCF souffre de l’atrophie des moyens consacrés non seulement à son développement mais déjà à son bon fonctionnement.
Elle souffre également d’une segmentation de son fonctionnement. Le désengagement de plus en plus important de l’Etat, la politique du moindre coût menée par la direction de l’entreprise publique ont accentué et accéléré la détérioration des conditions de transports des usagers.
La maintenance du matériel par exemple, est fragilisée par toutes les suppressions d’emplois et d’ateliers survenues ces dernières années.
L’approvisionnement des ateliers en pièces, confiée au privé et à la route par la SNCF est une véritable catastrophe.
Les autres métiers et activités de la SNCF ont également subi de multiples restructurations ou réorganisations affaiblissant la capacité du service public à répondre aux besoins.
Il faut un véritable plan d’investissement financier, humain et en matériel neuf, en maintenance d’infrastructures pour que le service public SNCF puisse répondre aux besoins de transport des biens et des personnes et à leur croissance.
En cela la CGT partage les préoccupations des associations d’usagers pour qui l’amélioration des conditions de transports au quotidien est la priorité.
Une nouvelle fois sur ce dossier, la direction de la SNCF a souhaité s’affranchir de toute concertation avec les partenaires sociaux.
La CGT appelle les cheminots à continuer à agir pour exiger l’arrêt immédiat des suppressions d’emplois à la SNCF.
Elle exige également une révision du budget 2007 de la SNCF et d’autres choix pour les années à venir.
Montreuil, le 20 juillet 2007
La fédération CGT des cheminots dénonce un effet médiatique de l’entreprise qui compte depuis quelques années parmi celles qui suppriment le plus d’emplois en France.
Au regard des dégâts causés depuis 2002 par la direction de la SNCF qui a supprimé, avec l’aval du gouvernement, plus de 16 000 emplois de cheminots, ce plan manque totalement de hauteur et d’ambition pour le service public et ne répond pas aux réels besoins d’amélioration des conditions de transports quotidiens des usagers.
Derrière cet affichage externe, la SNCF reconnaît indirectement l’échec de la politique d’économies à tout prix qu’elle mène.
Cependant, ce programme d’actions n’infléchit pas le sens de sa stratégie.
D’autant qu’elle ne précise pas s’il s’agit de créer 1 000 emplois supplémentaires ou de réaffecter des emplois en provenance d’autres activités.
Elle entreprend, au nom de la réponse aux besoins, de faire passer un certain nombre de mesures qui vont aller plus loin dans la transformation du service public SNCF et détériorer les conditions de travail du cheminot.
La SNCF n’entend d’ailleurs pas remettre en cause les décisions successives qui ont conduit à cette situation extrêmement dégradée de la qualité de service et d’information aux usagers.
Elle s’inscrit dans la continuité de la politique de suppressions d’emplois et d’abandon du service public pour les années à venir. Le droit au service public que revendique la Présidente de la SNCF en militant pour le service minimum à la SNCF, n’est en fait pas sa priorité dans les actes.
On ne peut pas servir les mêmes vieilles recettes surtout lorsqu’elles ne fonctionnent pas.
Le service public SNCF souffre de l’atrophie des moyens consacrés non seulement à son développement mais déjà à son bon fonctionnement.
Elle souffre également d’une segmentation de son fonctionnement. Le désengagement de plus en plus important de l’Etat, la politique du moindre coût menée par la direction de l’entreprise publique ont accentué et accéléré la détérioration des conditions de transports des usagers.
La maintenance du matériel par exemple, est fragilisée par toutes les suppressions d’emplois et d’ateliers survenues ces dernières années.
L’approvisionnement des ateliers en pièces, confiée au privé et à la route par la SNCF est une véritable catastrophe.
Les autres métiers et activités de la SNCF ont également subi de multiples restructurations ou réorganisations affaiblissant la capacité du service public à répondre aux besoins.
Toutes ces décisions sont guidées par la recherche effrénée d’économies effectuées sur le dos des cheminots et des usagers.
Il faut un véritable plan d’investissement financier, humain et en matériel neuf, en maintenance d’infrastructures pour que le service public SNCF puisse répondre aux besoins de transport des biens et des personnes et à leur croissance.
En cela la CGT partage les préoccupations des associations d’usagers pour qui l’amélioration des conditions de transports au quotidien est la priorité.
Une nouvelle fois sur ce dossier, la direction de la SNCF a souhaité s’affranchir de toute concertation avec les partenaires sociaux.
La CGT dénonce cette stratégie du dialogue social minimum alors que la CGT et les cheminots n’ont cessé d’interpeller le gouvernement et la direction SNCF ces derniers mois sur les moyens pour le service public.
La CGT appelle les cheminots à continuer à agir pour exiger l’arrêt immédiat des suppressions d’emplois à la SNCF.
Elle exige également une révision du budget 2007 de la SNCF et d’autres choix pour les années à venir.
Montreuil, le 20 juillet 2007
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