CNHSCT- Echos du 26 mai 2011
| HSCT- Echos du 26 mai 2011 (21/06/2011) | |
| | Sans la fougue de la délégation CGT lors de ce CNHSCT, celui-ci se serait passé comme si les cheminots ne souffraient pas à leur travail avec des réorganisations qui passeraient comme une lettre à la poste. C’est une véritable bourrasque de ras-le- bol que vivent les cheminots, que nous avions voulu faire ressentir à la Direction de l’entreprise et son pôle de syndicalisme réformiste, qui se glorifiaient d’une nouvelle représentativité dans l’entreprise. Mais à quoi peut servir la gloire et à qui profite t-elle ? Toutes ces multitudes de réorganisations de l’entreprise ne font que participer à détruire la santé et les conditions sociales des cheminots, casser nos conditions de travail. Avec + de 8 000 accidents du travail, ceux-ci sont en hausse de + 627 par rapport à l’année dernière à la même période. Le nombre de jours d’arrêts maladie ne cesse d’augmenter, ce qui signifie que les accidents du travail sont de plus en plus graves, avec un mal vivre au travail des cheminots qui ne cesse de s’accroitre. Les accidents de trajet dus à la mobilité imposée par la Direction de l’entreprise, accompagnée par le pôle de syndicaliste réformiste de l’entreprise, ne cessent d’augmenter. L’état sanitaire des cheminots s’aggrave depuis 4 années consécutives. Les orientations de prévention d’année en année, imposées par la Direction de l’entreprise, ne servent qu’à lui donner bonne conscience et continuer à mettre en œuvre tous ses projets. C’est dans un écran de fumée qu’elle se couvre juridiquement, mais la santé et la sécurité des cheminots dans les faits ne sont plus protégées. Le nombre de suicides ne cesse d’augmenter, près de 37 depuis 2008, sans compter toutes les tentatives qui se multiplient de semaine en semaine. Dans ce contexte, la Direction de l’entreprise ne respecte plus ses obligations d’employeur de protection de la santé physique et mentale, de la sécurité des cheminots. Le jour même du CNHSCT, la délégation CGT apprend un nouveau suicide sur la région Alpes, un cheminot de la brigade voie de St Etienne du bois. Malgré ce tableau noir, dont la Direction de l’entreprise en a la lourde responsabilité, celle-ci continue à mettre la pression sur les militants CGT dans les CHSCT qui mettent en œuvre leurs prérogatives. Elle les traîne devant les tribunaux, mais la CGT ne lâche rien ! Dans de nombreuses régions comme à Toulouse, Paris Rive Gauche, Clermont Ferrand, la Direction de l’entreprise est déboutée. Au-delà de la bataille juridique, la Direction doit se mettre autour de la table sur des actions de prévention en partant du contenu du travail, du vécu des cheminots. C’est dans tout ce contexte là que le CNHSCT se tenait et pour la CGT, il était hors de question que cela se passe comme si rien ne se passait sur le terrain. Le point de rupture est là, nous ne pouvions rester inertes face à des directions d’activités trop muettes dans ce CNHSCT ! La délégation CGT a demandé une suspension de séance pour proposer une démarche unitaire autour d’axes concrets pour les orientations de prévention applicables dans tous les établissements au 1er janvier 2012. Il en ressort : Une concertation dans les métiers sur les organisations du travail, les charges de travail, l’environnement du travail et le management du travail ; Un bouclage de cette concertation dans un CNHSCT supplémentaire en septembre 2011 ; Des bilatérales et tables rondes sur la qualité de vie au travail autour d’un travail effectué par l’Agence Nationale d’Amélioration des Conditions de Travail, qui devraient déboucher sur des actions de prévention à mettre en œuvre. Au regard de l’état sanitaire des cheminots, nous sommes en état d’urgence ! Ne laissons pas notre travail à quelques technocrates libéraux qui mettent notre santé et le service public en péril ! |
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