Les luttes sur l’emploi préservent le déroulement de carrière des cheminots !
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Le jeudi 02 février 2012, s’est tenue la réunion annuelle de répartition des contingents de niveau pour l’exercice de notations 2012/2013.
Cette négociation nationale s’est déroulée dans un contexte marqué par une crise économique et sociale sévère due au système capitaliste à partir de laquelle on tente d’imposer aux salariés toujours plus d’austérité.
Les dernières mesures annoncées par le Président de la République confirment d’ailleurs ces orientations.
Dans le même temps, le Gouvernement, au travers des Assises du Ferroviaire, travaille à la privatisation de la SNCF, l’éclatement du système ferroviaire et la fin du statut des cheminots.
Dans ce cadre, le déroulement de carrière des cheminots est aussi dans la ligne de mire de la majorité parlementaire et de la Direction SNCF (cf. conclusions de la Commission n°3 des « Assises du Ferroviaire).
C’est au regard de ce contexte hostile et des ambitions libérales, qu’il convient de mesurer l’activité de la CGT et les mobilisations des cheminots en 2010 et 2011. Ces dernières contrarient les ambitions régressives des partisans de la fin du Service Public Ferroviaire et du Statut.
La lutte préserve l’emploi !
La SNCF a supprimé 12 000 emplois au Cadre Permanent depuis 2007.
A tous les niveaux (local, régional, national), la CGT n’a de cesse d’impulser des mobilisations pour changer la donne !
Les dernières luttes ont permis de limiter la baisse des effectifs à - 854 entre le 31 décembre 2010 et le
31 décembre 2011, alors que les moyennes annuelles précédentes se situaient autour de - 2000 emplois.
L’emploi préserve le déroulement de carrière !
La situation du déroulement de carrière à la SNCF est en totale contradiction avec le discours de la Direction sur la reconnaissance du travail des agents.
Nous assistons à une véritable dérive de l’accroissement des délais et des anciennetés moyennes en niveau.
Il y a urgence à prendre de véritables mesures correctives.
A partir de ce constat, la CGT a exigé des dispositions permettant de réduire les délais, de tenir compte de la prolongation d’activité des cheminots, suite à la réforme des retraites de 2007 et d’intégrer la situation des cheminots sur les premières qualifications qui font face avec encore plus de difficultés aux différentes hausses de prix (loyer, énergie,…).
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| 1ère proposition de la Direction | 2ème proposition suite à l’intervention de la CGT | Total | |
| Ancienneté/délai | Mesures particulières | |||
| B | 508 | 41 | 100 | 649 |
| C | 1 940 | 80 | 80 | 2 100 |
| D | 1 397 | 77 | _ | 1 474 |
| E | 1 130 | 62 | _ | 1 192 |
| F | 546 | 87 | _ | 633 |
| G | 258 | 53 | _ | 311 |
| H | 236 | 31 | _ | 267 |
| TA | 91 | 12 | 10 | 113 |
| TB | 456 | 65 | 50 | 571 |
| Total | 6 562 | 508 | 240 | 7 310 |
Contingents en niveaux pour l’exercice de notations 2012-2013
Les revendications de la Cgt sur le déroulement de carrière :
Un exercice de notations au 1er janvier de chaque année ;
La création d’une véritable position D2-19 ;
Ramener la clause d’automaticité à 7 ans pour passer du 1e au 2e niveau dans toutes les qualifications et du 2e au 3e niveau pour les qualifications TB ;
La reconduction de mesures exceptionnelles pour faire face aux conséquences de la suppression de la « retraite couperet » ;
L’instauration des promotions supplémentaires de manière significative pour abaisser les délais de séjour et de passage ;
L’attribution de contingents supplémentaires pour les ASCT, afin de régler la situation des agents sur B1 suite au principe de recrutement ATTOP ;
Instaurer un départ en retraite au minimum à la position E20 pour tous les agents situés sur la qualification E ;
Porter le contingent de passage annuel entre positions à 30 % et porter le contingent prioritaire à 50 % pour les Maîtrises et Cadres,… ;
Supprimer le niveau TB1 qui ne se justifie plus depuis la généralisation de l’IN 1672.
Le problème de fond reste la question salariale
Le déroulement de carrière n’a pas vocation à garantir le pouvoir d’achat mais bien à reconnaître l’ancienneté et l’expérience acquises. De ce point de vue, la grave détérioration des moyens pour vivre des cheminots repose de manière importante sur la dévalorisation continue du point 100 (base de la grille salariale) depuis des années.
Ainsi, avec + 2,5 % d’inflation en 2011 pour + 0,9 % d’augmentation générale des salaires à la SNCF dans le cadre de l’accord salarial signé par la Direction, l’UNSA et la CFDT, la situation est dramatique avec un salaire minimum à la SNCF sous le SMIC depuis le 1er janvier 2012.
Par conséquent, la Fédération CGT des Cheminots exige l’ouverture immédiate de négociations salariales, afin de répondre aux exigences légitimes des cheminots en matière de pouvoir d’achat par des mesures générales permettant une revalorisation significative du point de grille profitant à tous.
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