LUTTES DES CHEMINOTS à SOMAIN
LUTTES DES CHEMINOTS à SOMAIN : face à une attitude méprisante et une fin de non recevoir, la détermination des cheminots avec le soutien de l’interpro oblige le ministère de BORLOO et les pouvoirs publics à organiser deux tables rondes sur le devenir de la gare de triage de SOMAIN et les 400 emplois menacés !!
Cher(e)s camarades,
Depuis septembre 2009, les cheminots de SOMAIN en intersyndicale, avec la Fédération CGT et le Secteur régional des cheminots, l’Union départementale, le Comité régional, l’interpro CGT, les élus politiques locaux et la population sont en lutte contre l’abandon du fret « wagon isolé » et, par conséquent, la fermeture de la gare de triage de SOMAIN entraînant la suppression de quelque 400 emplois directs sans oublier les centaines de salariés extérieurs dont l’emploi serait menacé si le site venait à fermer.
L’Union départementale, dans son message e-mail du 11 mars dernier, a alerté toutes les structures sur l’action organisée par la CGT et l’intersyndicale des cheminots de Somain le 15 mars. Ce jour là, des dirigeants de la SNCF, à leur demande, venaient rencontrer le député PCF, Jean Jacques CANDELIER et le Maire PCF de SOMAIN, Jean-Claude QUENNESSON, qui depuis le début ont été présents et se sont investis dans cette lutte.
Ces élus politiques avaient demandé la présence des représentants syndicaux cheminots à cette rencontre, demande qui avait été rejetée.
Le secteur régional CGT des cheminots avait donc appelé, avec l’intersyndicale (Sud Rail, Unsa), à organiser un comité d’accueil, digne de ce nom !! aux responsables de la SNCF.
Le 15 mars au matin, plus d’une centaine de militants cheminots et interpro s’étaient rassemblés devant la Bourse du Travail de SOMAIN, avant de « s’inviter » et d’envahir la salle de réunion. Les cheminots ont exigé des réponses de la SNCF sur le devenir du fret « wagon isolé », de la gare de triage et des engagements pris suite au grenelle de l’environnement.
Il s’en est suivi « une garde à vue républicaine » des dirigeants de la SNCF qui maniaient la « langue de bois » confirmant leur attitude plus que méprisante à l’égard des cheminots en lutte depuis près d’une année pour la sauvegarde de leurs emplois dans un bassin qui compte plus de 30 % de chômeurs.
Dans leur lutte déterminée, les cheminots de SOMAIN et du département n’étaient pas seuls. Ils ont eu le soutien, tout au long de cette journée d’action, de camarades du Comité régional CGT, de l’Union départementale du Nord, des Unions locales de Douai, Denain, Valenciennes et de délégations de nombreux syndicats du Douaisis et du Denaisis, tant du public que du privé.
Face, d’un côté, à la volonté des cheminots et au soutien des autres professions et, de l’autre, à l’arrogance des membres de la direction SNCF et la menace d’une intervention policière, il aura fallu toute la détermination de la CGT, et plusieurs interventions de la Fédération CGT des Cheminots et du Député JJ CANDELIER auprès du gouvernement ainsi que du Comité régional CGT auprès du Préfet de région pour obtenir la garantie de l’organisation de deux tables rondes conformément à l’exigence des cheminots.
Vous trouverez, ci-joint, pour info, l’engagement écrit du Ministère de l’écologie, de l’énergie et du développement durable, contre signé par les organisations syndicales de cheminots, le député JJ CANDELIER et le maire de SOMAIN, JC QUENNESSON.
La CGT restera vigilante sur la suite qui sera donnée à cet engagement et exige de la SNCF et des pouvoirs publics la poursuite de l’activité fret « wagon isolé » sur la gare de triage de SOMAIN et la sauvegarde des emplois.
Les cheminots CGT ont annoncé leur participation à la journée de lutte du 23 mars prochain.
Très fraternellement,
Martine DEBELS
Espace Revendicatif