SI LA SNCF SE SOUCIE DES USAGERS ET DU SERVICE PUBLIC ELLE N’A QU’À REPONDRE AUX REVENDICATIONS
Réponse de la fédération CGT des cheminots aux propos tenus dans la presse
par le DRH de la SNCF à l’annonce des préavis de grève pour le 6 avril 2010
La fédération CGT des cheminots vient d’apprendre par la presse le regain
d’intérêt subit de la SNCF pour les usagers et le service public à l’approche de
la grève qui doit débuter le 6 avril 2010 à 20h.
De telles déclarations méritent d’être suivies d’effets.
Si la direction de la SNCF se préoccupe tant des usagers, elle sait ce qui lui
reste à faire.
La balle est dans son camp !
Les revendications ne sont pas nouvelles. Elles sont au coeur des journées de
mobilisation initiées depuis le 20 octobre 2009.
La SNCF a jusqu’ici refusé d’utiliser les dispositions légales de prévention des
conflits pour répondre aux revendications.
Elle porte donc l’entière responsabilité de la dégradation conflictuelle à la SNCF, comme elle porte
l’entière responsabilité de la dégradation du service public pour les usagers au quotidien.
Le passage en force sur les multiples réorganisations et restructurations dictées
par le seul objectif financier, la politique de suppressions massives d’emplois
(22 000 en 7 ans) désorganisent l’entreprise. Cela se traduit pour les usagers
par des incidents à répétition sur l’ensemble des trafics, des retards journaliers,
des suppressions de trains faute de personnel suffisant, l’incapacité de la SNCF
à réagir face aux épisodes neigeux de ce début d’année.
A cela s’ajoutent les dégâts économiques, sociaux et environnementaux des plans successifs pour
le fret SNCF qui contribuent à déverser des millions de camions supplémentaires sur les routes.
La SNCF est donc face à ses choix et à ses responsabilités. Si le service public et les usagers
l’intéressent à ce point, il est encore temps d’opérer un virage dans les choix économiques et
sociaux de production et d’organisation de l’entreprise publique.
La fédération CGT des cheminots lui demande donc de se saisir sans délai des dispositions légales du préavis de grève pour ouvrir de réelles négociations à tous les niveaux de l’entreprise pour répondre aux revendications.
Montreuil, le 31 mars 2010 – 15h