Reconnaître les contraintes du service public et de la pénibilité
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| Reconnaître les contraintes du service public et de la pénibilité | ||
| Les négociations sur la reconnaissance de la pénibilité au travail n’ont réellement débutées qu’à partir du 14 janvier 2008 et dans les groupes de travail " métiers " qui s’en sont suivis. Un premier point a été effectué le 20 février 2008 au cours duquel la direction s’est contentée d’annoncer " quelques principes " sans pour autant arrêter des mesures concrètes ! Quant au contenu de la table ronde du 12 mars 2008, il sera marqué par le rapport de forces que nous avons créé sur un dossier, la réforme du régime spécial de retraite, qui n’est toujours pas clos ! Il est vrai que le préavis de grève déposé par la CGT pour le 13 décembre 2007 a obligé la direction à revoir son calendrier d’une négociation qu’elle entendait terminer avant la fin de l’année 2007 ! D’un accompagnement de fin de carrière... Dès la réunion de janvier, la direction a fixé la méthode de travail et évoqué le cadre dans lequel elle entendait enfermer la négociation: définir les métiers exercés dans des conditions pénibles afin d’aménager les fins de carrière (voir encadré ci-dessous).
Très rapidement la CGT a souligné, dans les groupes de travail, que si ce " repérage " des métiers pénibles pouvait s’avérer utile, notamment dans le cadre d’initiatives pour l’amélioration des conditions de travail, les contraintes du service public portent sur l’ensemble des métiers de cheminots. Or la réforme des régimes spéciaux a modifié la reconnaissance globale de ces contraintes qui ne sont plus compensées comme elles l’étaient auparavant ; pour autant elles n’ont pas disparu. Aussi la CGT revendique (voir 2e encadré ci-dessous): - Un socle commun de mesures pour tous les cheminots au titre des contraintes du service public ; - Une prise en compte spécifique des situations de travail au titre de la pénibilité. ...à la reconnaissance des contraintes du service public Dans des principes qui comptent encore beaucoup trop d’inconnues à la date où sont écrites ces lignes (28 février), la direction est contrainte d’annoncer: - Pour tous les cheminots, mise en place d’un: • Compte épargne temps entièrement alimenté par l’entreprise (cumul de jours qui seraient utilisés en fin de carrière) ; • Temps partiel de fin de carrière (avec prise en charge de tout ou partie des cotisations retraites patronales). - Pour la tenue d’emplois identifiés, par la direction, comme pénibles:
• Une cessation progressive d’activité " bonifiée " (avec un rapport de l’entreprise) ; • Un coefficient de majoration pour la prime de travail ; • Une majoration des repos compensateurs au-delà de 55 ans. Donner un véritable contenu à ces annonces La direction voulait contourner cette négociation sur la " pénibilité " par un simple accompagnement des fins de carrière. Les annonces sont à mettre au crédit des mobilisations, cependant rien n’indique aujourd’hui que le contenu sera à la hauteur des attentes de tous de cheminots. D’autre part la CGT exige toujours une revalorisation de la prime de travail comme socle commun à tous les cheminots. Les militants et les syndiqués de la CGT doivent se déployer pour débattre avec les cheminots afin de créer un rapport de forces et engager la mobilisation lors de la prochaine table ronde du 12 mars et obliger la direction à faire des propositions à la hauteur de leurs attentes. * EVS: élément variable de solde * CPA: cessation progressive d’activité * CET: compte épargne temps | ||
| Dominique Lagorio Secrétaire fédéral |
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