blog lillois de l'UFCM CGT, organisation syndicale de la fédération CGT des cheminots qui a en charge de représenter et de défendre les intérêts des Cadres et agents de Maîtrise de la SNCF.
Pénibilité - Après le 4 mars, la mobilisation se poursuit
Publié le
par pas62
Article du 05 Mars 2008
Pénibilité Après le 4 mars, la mobilisation se poursuit
Sous diverses formes, par une forte mobilisation dans tout le pays, les salariés ont décidé de peser et faire entendre leur voix, lors de la 16ème réunion de négociation sur les pénibilités du 4 mars 2008.
A l’appel de la CGT et de 17 de ses fédérations et malgré les difficultés unitaires, ce sont des milliers de tracts distribués, des arrêts de travail dans de nombreuses entreprises (comme à Cogema, la Hague, les Dockers à Fos et à Marseille, Alstom, Manpower, PSA, Michelin, Lafarge, l’hôpital de Chalon, Saint Gobain, Rhodia, Formica à Quillan…) des rassemblements et manifestations devant les sièges du MEDEF, les chambres de commerce, les préfectures, à Paris (1500), Marseille (1000), Nantes (650), des motions déposées ainsi que le projet Cgt, des signatures de pétitions, des initiatives de débats, des convocations de CHSTC extraordinaires, des conférences de presse locales.Le MEDEF traîne des pieds, entend jouer la fin de négociations sans prendre en considération les aspirations des salariés en termes de condition de travail, de santé et d’accès à la retraite, tout en tentant de renvoyer au gouvernement. Les salariés sont bien déterminés à se faire entendre et à ne pas laisser se creuser les inégalités sociales, revendiquant le droit pour tous les salariés du public comme du privé d’accéder à une retraite en pleine santé !
Prenant la parole devant les manifestants parisiens, Eric Aubin, secrétaire de la CGT, négociateur a fait le point d’une négociation en panne à cause de l’attitude du Medef. "Les propositions de la partie patronale ne correspondent pas du tout à notre attente. Ce qu'attendent les salariés, c'est une reconnaissance de la pénibilité du travail par un départ anticipé prenant en compte le nombre d'années d'exposition aux travaux pénibles", a-t-il poursuivi. Un chauffeur routier a parlé de ses "230 heures de travail par mois", de ses nuits "dans la cabine, sur les aires d'autoroute", et regretté que "les congés de fin d'activité soient remis en cause". Un ancien maçon a aussi exposé son cas: après 34 ans dans le bâtiment, il a été déclaré "inapte définitivement" du fait de problèmes d'arthrite et d'asthme.
Ces succès de mobilisations en appellent d’autres, notamment à l'occasion d’une journée nationale d’actions le samedi 29 mars 2008, à l’appel de la CGT, FSU, SUD, les contacts unitaires se poursuivant.
Le rendez-vous 2008 sur les retraites ne se déroulera pas « tout tranquillement » et « de façon inaperçue » comme le souhaiterait le gouvernement.
Les salariés entendent bien intervenir pour que leurs revendications soient entendues !